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(furnus= forn, for, four), fascellus ſde fascis]: faisceau, gemellus: jumeau, mantellum (mantum— mante): manteau, morsellum, morsel, morcel(v. f.): morceau, novellus, en v. f. nouvel: nouveau, pomellum(pomum= pomme): pommeau, pullicella: pucelle, prunellum, prunel: pruneau, ramellum, anciennement ramel: rameau, riv(i)cellum, ruissel: ruisseau, tab(u)lellus: tableau, tumbellus: tombeau, vascellum, vaissel: vaisseau, vi(t)ellum, véel: veau(en prov. vedel), vermicellum, vermicel: vermisseau, et d'autres.
Qaunt au mot cadeau, Diez, Schéler et Littré le tirent du L. catellus, diminutif de catena(chaine) parce qu'il signifiait primitiviment les traits de plumes enchainés ou entrelacés dont les mattres d'écriture ornent leurs moddèles, et que ce n'est que depuis le 16 s. qu'il prit le sens de choses inutiles, de divertissements, et enfin de don que Y'on fait à quelqu'un. Voyez Brachet(Dictionnaire des doublets, supplément, p. 17 et 18) qui tire cadeau, en vieux français cadel, du L. capitellum(dér. de caput) et propose chapiteau, chapitel, comme forme savante.
13) Elis donne el(al), ela devient elle; cru(d)elis et fi(d)elis deviennent, par la chute du d médial, cruel et féal; le mot fidèle, qui conserve la consonne médiane, est d'origine savante.
Candela(„Festa S. Mariae Candelarum“): chandelle, querela: querelle, tutela: tutelle. La forme dle vient des savants: Cautdèle(de cautela), clientèle(de clientela), loquèle(de loquela), tutèle, etc., modèle vient de l'italien modello.
14) Ensis, suffixe qui marque en latin la nationalité, donne, par la suppression de In, Ssis et puis, par le changement tout régulier de l'é en oi= ois; la forme ais pour ois est moderne.
Burgensis, Thabitant du burgus(„castellum parvum, quem burgum vocant“ Végèce): bourgeois, Carthaginiensis: Carthaginois, Francensis francesis: françois, et en- suite français; Aurelianensis: Orléanais, Mediolanensis: Milanais, Castrensis: Chätrais, Lugdu- nensis: Lyonnais, Massiliensis: Marseillais, Mutinensis: Modénois.
Le méme suffixe a donné is dans pays, en vieux franç. pais, en ital. paëse du I. pa(g)ensis, dérivé de pagus. Ce dérivé s'explique par une transition du suffixe latin ensis en insis; cf. paginsis painsis(en v. f. pais), Schuchardt I, p. 350.
Athénien, Corinthien et tous les autres dérivés en ien(de iensis) sont des créations savantes.
15) Ecem et icem donnent is et ix:
Berbecem, forme vulgaire pour vervecem, dans Pétrone, et berbicem, dans la Loi Salique, donne, par la transposition de lr, brebis qui fut encore berbis dans T'ancienne langue. La môme transposition a eu dieu dans fromage qui fut formage en vieux francais, formatge en provençal, formaticum en latin(voyez ce mot au suffixe at-icum); junicem a donné génisse, et perdicem donne perdrix, par l'intercalation de l'y devant i que nous avons déjè vue au mot calendrier, en vieux français calendier, du Lat. calen- darium.
16) Estus et ista deviennent tous les deux ête en français populaire. Honestus est devenu honnéte, crista créôte, anciennement creste. On voit bien que les mots tels que modeste, céleste, moleste, qui ont conservé la forme este, proviennent des savants; de même baptiste, évangéliste, psalmiste et d'autres en iste; mais fabuliste, dentiste et la plupart des mots en iste sont d'origine purement française, dérivés de fable, dent, etc.
17) Erna est devenu erne, mais ernum seulement er, en vieux français ern.
Formes populaires: Cisterna: citerne, laterna: lanterne, taberna: taverne;— hibernum pour hiems fut anciennement ivern, puis hiver; infernum fut en provençal enfern(en ital. inferno)= enfer.
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