Aufsatz 
Etude sur l' accentuation des dérivés / von Karl Daniel
Entstehung
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ducatus: duché, episcopatus(de episcopus): évéché, fossatus*)(de fossa): fossé, gratum: gré, latus: , mercatus: marché, mari(t)atus: marié(maritus= mari), peccatum: péché, pratum: pré....

Le suffixe ata donne ée: Annata(durée d'un an): année, caballicata(de caballicare): chevauchée, fata: fée,**) ungulata[de ung(u)la ongle]: onglée, armata: armée, fumata: fumée, diurnata: journée ſcf. diurnus, anciennement jorn: jour, en italien giorno], contrata: contrée, spatha,**) en provençal espada, en vieux français spede et espée: épée, denerata: denrée, calciata(calcem= chaux), en provençal caussada: chaussée[voie maçonnée à la chaux], caminata ſchambre à chaufferſ: cheminée, cubitata ſcub(i)tum coudej: coudée, solidata: soudée, etc....

Formes savantes: Agrégat pour agrégé, cérat pour ciré, délicat pour délié, décanat pour doyenné, épiscopat pour évéêché, légat pour 16g, mandat, format, rosat, soldat au lieu de mandé, formé, soudé; de méme célibat, consulat, apostolat, diaconat, électorat, sénat, vicariat etc.

Le suffixe ade est d'origine italienne: Escapade(scapata), cavalcade(cavalcata), estrade(strato) et d'autres mots qui sont venus en français au seizième siècle.

10) Aster astrum devient àtre, en vieux français astre.

Ce suffixe avait très-peu d'importance en latin; mais il a été fécondé dans les langues romanes, surtout dans la langue française.

Al(a)bastrum: albaâtre, matraster: maraster marätre, filiaster ſen prov. filhastre, en vieux français fillastre]: fillatre, patraster parastre: paràtre, capitastrum(dérivé de caput): cadastre (en vieux français cap dastre).

Astre de astrum ſdans le sens d'astre du sort:quem adolescentem vides, malo astro natus est, dans Pétrone, d'après Diez] est un mot savant; de même son composé désastre qui est venu au seizième siècle de Litalien disastro.

Le mot àtre, anciennement astre, au 8e siècle astrum(foyer) est d'origine populaire, et vient probablement de astricus(dans les Gloss. sangall.), cf. l'allemand estrich.

11) Acem devient ai(ais); sa forme savante est ace.

Les dérivés populaixes sont peu nombreux; voyez vrai, anciennement verai de veracem, niais ſproprement pris au nid; faucon niais= faucon, qui n'a pas encore volé, d' le sens de sot, de maladroit] du L. ni(d)acem, dérivé de nidus. De mèême acum= ai, dans Cambrai de Cameracum, Douai de Duacum.

Formes savantes: Audace, efficace, fugace, rapace, tenace, vivace, etc.

12) Le suffixe diminutif ellus a d'abord donné el, en provençal et dans l'ancien francçais, puis, vers le milieu du 12e siècle, el s'est adouci en eau ou simplement au.

Le nombre de ces mots est très-grand, je n'en cite que quelques-uns: Agnellus, en v. f. agnel: agneau, annellus, annel: anneau, av(i)cellum, puis aucellum, en prov. aucel, en vieux français oisel: oiseau, bellum, bel: beau, arb(o)ricellus: arbrisseau, botellus, boyel: boyeau, castellum, anciennement chastel, chàtel: chàâteau, capellus, en v. f. chapel:) chape au, circellus, cercel: cerceau, cer(e)bellum, cervel: cerveau, cer(e)bella: cervelle, cor- vellus, corbel: corbeau, cultellus, coltel, coutel: couteau(en ital. cultello), domin(i)cellus, domicellus(en vieux français damoisel): damoiseau, scabellum: escabeau, furnellus: fourneau

*)Si quis fossatum in terra alterius fecerit(Lex Longobardorum).

*α) Fata est proprement celle qui préside à notre fatum, à nos destinées, et se trouve, dans ce sens, dans une inscription contemporaine de Dioclétien.

***) spatha, vocabulum castrense, instrument long et élargi pour remuer, spatule(allem. spaten), puis épée large et dans ce sens déjà dans Tacitegladiis ac pilis legionariorum spathis et hastis auxiliarium: cf. Diez, Gr. I, 25.

) cappa ou capa= manteau dans Isidore, donna chape en français; chapelle, de capella, signifiait a l'origine le sanctuaire ou était conservée la chape(cappa) de St. Martin, et ensuite tout sanctuaire possédant des reliques.(cf. Littré et Brachet.)