Aufsatz 
Etude sur l' accentuation des dérivés / von Karl Daniel
Entstehung
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Formes populaires: Aeramen:*) airain, examen: essaim ſessaim d'abeilles], levamen: levain, stamen: étaim, stramen: étrain(anciennement estrain: trame de fil ou de soie), materiamen: merrain(bois de chêène fendu en menues planches, dont on fait des douves de tonneaux, et d'autres ouvrages, la matière de la perche et du bois du cerf), li(g)amen: lien,(anciennement liain, en prov. li am); nutrimen: nourrain, tra(h)imen ou tra(g)imen: train(en v. f. train, en espagnol tragin.), alumen: alun, bitumen: béton.

Formes savantes: Le mot français examen qui porte la tonique sur en déplace l'accent du mot latin qui est accentué sur l'avant-derniéère. Les mots crime, régime, bitume, l6gume, volume se caractérisent facilement comme des formes savantes étant les copies fidèles des mots latins correspondants.

3) Anda et enda donnent an de et ende.

Formes populaires: Provi(d)enda(praebenda): provende, vi(v)enda: viande,**) off(e)renda: offrande.***)

Formes savantes: Légende(legenda), réprimande(reprimenda), dividende(dividenda), multiplicande(multiplicandus), lavande(de l'it. lavanda), ordinand(ordinandus), prébende (praebenda): revenu ecclésiastique.

4) Antem, entem: ant(and), ent(end).

Dérivés populaires: A(d)amantem: aimant(anc. aimant, en pr. adiman), infantem: enfant,) se(d)entem: séant, merca(t)antem: marchand, pr) en v. f. marchedant et marcheand, cf. l'allem. Marketender, servientem: anciennement serjent: sergent (à Porigine dans le sens de serviteur: sergents du Roi, sergens d'amour, sergent de Dieu) vig(i)lantem: veillant, valentem: vaillant, méchant, anciennement mescheant meschant, participe de mescheoiravoir mauvaise chance, étre malheureux, vient du latin minus cadentem(min(u)s= mis mes me; cadere= cheoir ††) choir) de même éch éant du latin ex-cadentem; puissant suppose possentem, participe vulgaire pour potens.

Dérivés savants: La plupart des dérivés en ant ou ent sont d'origine savante; voyez p. e accident, incident, adolescent, élégant, ignorant, client, régent, résident, torrent, présent, absent, amant, éloquent, excellent, immanent, orient, occident, patient, prudent, secante, urgent, vigilant, valant et beaucoup d'autres qui ont passé du latin directement dans le français sans subir, contrairement aux lois phonétiques, le moindre changement, soit de leurs voyelles, soit de leurs consonnes.

Elephantem donna en vieux français olifant(cf. Chanson de Roland); 616 phant vient des savants.

5) Antia et entia: ance et ence.

Le changement du t devant en c, s ou se trouve déjà au bas latin: eciam, inicium, tercia, oracionem, munificensia, nunsius, sapiensa, razon(ratio), Constaneia et d'autres(Schuchardt, V. L. I, 152 et suiv.)

*) aeramina, utensilia ampliora[Festus], aeramen dans des auteurs postérieurs, comme le Code Théodosien, Priscien. **) viande désignait dans J'ancienne langue toute espèce de nourriture, aussi bien une nourriture végétale qu'une nourriture animale et ce n'est que tardivement que ce mot s'est restreint au sens de chair qu'il possède aujourd'hui. On trouve encore dans Rabelais:Les poires sont viande très-salubre.

Voyez Littré, au motvi ande.. 4

**) amande(anciennement amende) est une corruption du latin amygdälum qui devient amygdlum amydlum et ensuite par l'intercalation d'un n amyndlum(comp. laterna= lanterna) ou amindlum amindle: amende, ou am ande, le dérivé régulier de amindlum aurait être amendle au amandle.

) le changement de T'i en e devant n est très-fréquent dans le latin vulgaire; témoin: agmena, carmena, crimena, nomena, homenibus, ordene, virgenes, domeno, femena, pagenam, menus, menime et meneme, sene, senestra, ete. Voyezs Schuchardt, Vocalismus des Vugärlat. II, 21 ff; III, 172 ff.

†t) pour le changament de c en ch, comparez canis chien(proprement chiain), caput chef, casa chez, carus cher, caminus chemin, caballus cheval, carmen charme, cattus(dans Isidore) chat, castellum chdteau, capra chèyre, cütena chaine, causa chose, casinus chene, castigare chätier et d'autres. 4