Aufsatz 
Coup d'oeil des méthodes employées dans l' enseignement de la langue francaise
Entstehung
Einzelbild herunterladen

4

rent inondé P'Allemagne des leur bousillage grammatical, on tacha d'introduire un mode d'enseignement dans la langue française plus naturel et plus conforme au but et aux exi- gences de Linstruction publique. Parmi les philologues modernes, celui qui par ces nom- breux écrits dans ce genre a tant concouru à honorer les langues modernes dans les col- léges, le Dr. Mager s'est acquis quelque mérite par sa méthode, en se frayant une route nouvelle plus digne des écoles allemandes, et si elle est adoptée par un maitre habile elle aura sans doute un meilleur succès que P'ancienne que nous avons rejetése.

La différenee de sa méthode à celle des anciennes grammaires consiste en ce que le verbe y est traité comme étant la partie la plus importante de la langue. II en résulte que les idées attachées au verbe s'impriment plus fortement dans l'esprit de l'élève et le met- tent à méême de mattriser la langue qu'il étudie. Mais l'avantage qu'il semble y avoir dans ce systéme, sera précisement pour le maitre et l'étudiant un écueil, contre lequel ils échoue- ront. Le sujet a subjugué l'auteur. Le plan de son livre(franzöſiſches Sprachbuch) est coordonné de manière qu'il y a dès le commencement une surabondance telle, que lui-même ou le maitre qui fera usage de son livre est forcé en passaut de chercher un grand nombre de règles importantes. Par cette méthode il est impossible de menager le temps et d'em- preindre assez fortement dans P'esprit et la mémoire de l'élève un sujet quelquonque pour qu'il en ait une parfaite connaissance, et qu'il soit à même de le reproduire verbalement on par écrit. Car les règles se contrarient et les idées ne peuvent se consolider. Quant à Tenseignement dans les colléges, il est impossible de tirer quelque utilité d'un ouvrage il y a une si grande abondance de matières, attendu que l'instruction dans la langue fran- gqaise n'a licu que deux ans après P'entrée de l'élève, et que le nombre des leçons de la classe inférieure ne monte pas à plus de quatre par semaine. IIn'est pas non plus possible de répartir ce livre en deux classes, parce que le nombre de leçons de la classe suivante est encore moindre et qu'on enseigne en même temps dans un grand nombre Theures les gements de la langue grecque.

Ehn outre, Mager part du principe qu'il a si souvent émis dans ses écrits, que dans Petude des langues on doit au commencement enseigner une foule de connaissances ayant rapport à T'histoire ou aux autres sciences. Ceci concourt naturallement à amplifier la ma- tiére et à distraire Pécolier. D'autres livres élémentaires qui traitent également du verbe ont employé de même dès le commencement des phrases instructives, et se sont nécessai- rement écartés du but principal, parce qu'elles se rattachent plus à des idées élevées qu'à de simples règles. Mager a avoué lui-mèême dans l'introduction de son ouvrage qu'il y a beaucoup de choses qui ne devraient pas y étre, surtout une quantité d'expressions théori- ques qui prennent trop de temps à P'élève, ou ne sont pas à sa portée.

Mais il s'agit pour apprendre une langue moderne, non seulement d'etendre la sphère des idées de celui qui l'apprend, mais aussi principalement de P'accoutumer à se familiariser au génie de la langue, et d'y développer sa propre pensée. En conséquence P'attention do Pélève ne doit pas étre distraite par des idées empruntées, seulement la forme et lepnes sion doivent être considerées comme la chose principale

Les auteurs de livres élémentaires qui ont marché sur les races de Mager, om bien