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nous avons fait de fréquents emprunts, dit que notre poëte se trouvait encore en 1296 au service du comte de Flandre. Mais nous ne savons sur quelles preuves P'opinion du savant philologue est fondée, à moins qu'il n'y ait dans cette indication une erreur typo- graphique, et qu'il ne faille lire 1276 au lieu de 1296. Néanmoins le fait se trouve con- firmé par une indication que M. le baron Kervyn de Lettenhove a tout récemment re- cueillie dans l'état des dépenses d'Edouard I d'Angleterre, et d'où il résulte qu'Adenès vivait encore en 1297. On sait que ce roi, ayant fiancé son fils, le prince de Galles à Philippine, fille de Gui de Dampierre, vint dans le courant de cette année même, en Flandre pour assister le comte dans la guerre qu'il avait entreprise contre son suzerain Philippe le Bel. Or, les comptes de la maison d'Edouard I nous apprennent que le roi se trouva, le 5 november 1297 à Ypres où deux ménestrels de la ville, Robinet et Alluin, furent ad- mis à Thonneur dé lui donner une preuve de leur talent. Trois jours plus tard, le 8 no- vembre, étant à Gand, il fit remettre à Adenès, ménestrel du comte de Flandre un fermail d'or de la valeur de soixante sols, sans doute parce que notre poëte, à son tour, s'était fait entendre à Thôtel royal de Gui de Dampierre.
„Firmaculum aureum pretii LX s. datur per
Ricardum vidulatorum regis, nomine regis,
Adae menestrallo comitis Flandriae, apud Gand, VIII die novembris.“
(Codd. Mss. Brit. Mus. no 6965).
Ce document est jusqu'd présent le dernier oQ Adenès se trouve mentionné. Quoiqu'il en soit, nous pensons qu'on peut, sans risquer de trop s'éloigner de la vérité, rap- procher la mort du ménestrel Brabançon à l'une des quinze dernières années du XIII siècle.“
(Van Hasselt, Cléomadès, Indrod. p. 116— 117)
Ueber den Beinamen Adenet'’s„le Roi“ vergleiche man ebenfalls van Hasselt, der, nachdem er alle Möglichkeiten in Betracht gezogen, sich der Asicht von Paulin Paris zuneigt, welche auch die Gautier's ist. Letzterer sagt:
„Le Roi des ménestrels. Ce n'c(tait gu'un chef d'orchestre“.(Gautier I p. 7).
Adenet ¹) hat uns unter dem Titel„Beuves de Commarchis“ eine Bearbeitung des Siége de Barbastre hinterlassen. Da uns hiervon nur eine Handschrift überkommen, die unvollendet ist, so können wir nicht entscheiden ob der Trouvere, sein Gedicht nicht zu Ende geführt, oder der Copist die Arbeit aufgegeben hat.
Diese Handschrift, welche ich gleichfalls copirt habe, befindet sich in Paris, Bibl. de l'Arsénal(B. L. F 175). Sie enthält auf 21 Folio-Seiten(fe. 179— 201), die Seite zu zwei Colonnen, 123 Tiraden mit 3775 Versen. Wie im Originale sind die Tiraden einreimig, bestehen aus Alexandrinern und endigen mit einem Sechssilbler.
Adenet muss diese Bearbeitung gegen Ende des dreizehnten Jahrhunderts verfasst haben. In dem Prolog zu seinem Gedichte„Cléomadès“ sagt er:
„Cil qui fist d'Ogier le Danois Et de Bertain qui fu au bois Et de Beuvon de Commarchis Ai un autre livre entrepris.“
¹) Scheler(Jahrbuch f. Rom. u. Engl. Lit. VII p. 114) bemerkt mit Recht, dass die Form „Adenet“ den Nominativ-Formen Adenès und Adenez vorzuziehen sei.


