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125„Dans tes fastes jamais n' aura place après
moi, „Et je n' eus point de soeur ainée.
„De vaillance et de deuil souvenir désastreux,
„J affranchirai les rois que ton bras tient en laisse,
„Et je transporterai la chatne qui les blesse Aux peuples qui vaincront pour eux.
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„Les siècles douteront, en lisant ton histoire,
„Si tes vieux compagnons de gloire,
„Si ces débris vivants de tant d' exploits divers,
„Se sont plus illustrés par trente ans de victoire „Que par un seul jour de revers.
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„Je chasserai du ciel ton étoile éclipsée; „Je briserai ton glaive et ton sceptre d' ai- rain: „La force est sans appui, du jour qu' elle est sans frein. „Adieu, ton règne expire, et ta gloire est passée.“ 140 Toutes trois vers le ciel avaient repris l' essor, Et le guerrier surpris les écoutait encor! Leursouvenir pesait sur son dme oppressée; Mais aux roulements du tambour, Cette image bientòôt sortit de sa pensée, 145 Comme l'ombre des nuits se dissipe effacée Par les premiers rayons du jour.
Il crut avoir domptél les enfants de Pélage. ²
Entrainé de nouveau par ce chiar vagabond
Qui portait en tous lieux la guerre et l'esclavage,
150 Passant sur son empire, il le franchit d'un 4 bond;
POESIE
Et tout fumants encor, ses coursiers hors d' haleine, Que les feux du midi naguère avaient lassés, De la Bérésina, qui coulait sous sa chatne, Buvaient déjà les flots glacés.
Il dormait sur la foi de son astre infidèle, 155 Trompé par ces flatteurs dont la voix criminelle L' avait mal conseillé. Il révait, en tombant, l'empire de la terre, Et ne rouvrit les yeux qu' aux éclats du tonnerre. Où s' est-il réveillé?
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Seul, et sur un rocher d'où sa vie importune
Troublait encor les rois d'une terreur com- mune,
Du fond de son exil encor présent partout,
Grand comme son malheur, détrèné, mais debout
Sur les débris de sa fortune. 165 Laissant l' Europe vide, et la Victoire en deuil, Ainsi, de faute en faute et d'orage en orage, Il est venu mourir sur un dernier écueil, Où sa grandeur a fait naufrage. La vaste mer murmure autour de son cercueil. 170
Une ile t'a reqçu sans couronne et sans vie,
Toi, qu' un empire immense eut peine à contenir;
Sous la tombe, où s'éteint ton royal avenir,
Descend avec toi seul toute une dynastie. 4
Et le pécheur le soir s'y repose en chemin; 175
Reprenant ses filets qu'avec peine il soulève,
Il s'éloigne a pas lents, foule ta cendre, et
rêève... A ses travaux du lendemain.
7 1 Etym.: dapdco, domo, ui, itum, are; probablement du supinum domitum(par syncope domtum) avec la terminaison(er) des verbes de première conjugaison. 2= Neptune, divinité des mers. La mer elle-mème ½. s'appèle T5ᷣXa)οs en grec, et pelagus en latin. 3 Tout le monde connait la malhenreuse retraite de Napoléon, *. 7 en Russie, sur la rivière de Bérésina, en 1812.— 4 Ouvao eia.


