Aufsatz 
Proben aus dem Handbuche der französischen Sprache und Literatur / vom Prof. Dr. Braunhard
Entstehung
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16 HISTOIRE ET BIOGRAPHIES

était soeur de Pepin l'ancien, nommé dans les chroniques du temps Pepin de Landen; il naquit et fit sa résidence dans le château d' Héristal, situé sur les rives de la Meuse, près de Liége. Ses richesses, sa vaillance lui avaient acquis un grand ascendant sur les seigneurs d' Austrasie; son habileté releva leur partit opprimé par Dagobert II, et menacé d'une des- truction totale par Übroin? qui voulait, à la téte des Neustriens, rétablir parmi les Franks Pantique égalité, ou qui prenait au moins ce prétexte pour étendre et affermir sa propre do-. mination. Pepin fut secondé vivement dans cette querelle par les seigneurs et par les diffé- rents ducs et comtes de la Germanie qui dépendaient alors du royaume des Austrasiens. Leurs efforts réunis conquirent la Bourgogne, la Neustrie, enchainèrent leur roi Thierry, et abattirent totalement le parti des hommes libres, nommés Arimani et que la mort d'Ebroin avait laissés sans espoir comme sans chef. Pepin, arrivé au fattes de la puissance, n'eut plus à craindre que l'indépendance turbulente de ces mêmes seigneurs austrasiens et allemands qui venaient de combattre sous ses ordres; devenu maitre du roi, il n'était aux yeux des grands que le premier entre des égaux, et pour les gouverner il fallait dorénavant plus en- core d'adresse que de force.

Le caractère de Pepin était propre aux circonstances il se trouvait; brave sans témé- rité, constant sans opinidâtreté, trop sage pour étre enivré par les succès, il couvrait habile- ment son ambition d'un voiles de modestie; affable pour le peuple, simple avec les grands, déféranté pour les évéques, ferme dans l'observation des lois, il sut diriger avec adresse les assemblées nationales qu'il remit en vigueur, afin de contrebalancer la puissance des leudes par une force légale. p 92

Jusque- les chefs de l'Eglise n'avaient paru dans les assemblées qu' individuellement, et lorsqu' ils étaient eux-mémes leudes, antrustions! et bénéficiers; ce fut ainsi que dans l'as- semblée de Paris, tenue sous Clotaire, on y convoqua trente-trois évéèques, trente-quatre ducs et soixante-dix-neuf comtes. Pepin fut le premier qui appela dans le conseil national les évé- ques pour représenter l' Eglise; cétait un nouvel appui contre l'aristocratie guerrière de ce temps.

Pepin ne commit point l'imprudence de compromettre ses jours et son autorité, en res- tant au milieu des peuples qu' il venait de vaincre. Laissant en Neustrie, pour contenir les vaincus et pour surveiller le roi captif, un seigneur nommé Noxtbert, qui lui était dévoué, il vint résider à Cologne au centre de ses terres, de ses forces et entouré de ses amis. Son

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1 Ne pas confondre le parti(faction) avec la partie. V.(Handb.) p. 139. rem. 9. 2 Ebroin, maire du palais de Glotaire III et Thierry I, 7e siécle. 3 comble, cime, sommet(Gipfel, Spitze), faite(Firſt). La cime est la partie la plus haute d'un corps très-élevé, terminé en pointe et qiui semble s'élancer dans les airs: La cime d'un arbre, d'un rocher, d'un clocher, d'un corps pyramidal. Le sommet est la partie la plus élevée d' une chose, abstraction faite de sa forme et du plus ou moins d'élévation; Le sommet d'une montagne, d'un rocher; le sommet de la tete; le sommet d' un angle. La cime est un sommet, parce que c'est la partie la plus élévée de la chose. IIl prend le nom de cime, lorsque son élévation est très-considérable et qu'il est terminé en pointe. Le sommet n'est pas une cime, quand l'elévation de la chose n'est pas considérable et qu'elle n'est pas terminée en pointe. Au figuré, le sommet est toujours le plus haut point de la chose; le faite le plus haut rang éta- bli ou connu, auquel on parvienne; le comble, le plus haut période auquel il paraisse possible d' atteindre. Cime ne s'emploie pas au figuré. 4 Etym.: d'or(de hora), en et avant. 5 Remarquez bien le genre masculin et- minin du mot dans sa différente acception. Etym.: velum. 6 Dofdrant, du latin; defero, celui qui défère, cède à qn.= nachgiebig; mais il faut bien remarquer et le sens neutre et le sens actif du verbe déférer. 7 antrustion= vassal volontaire qui servait un prince Germain dans ses expéditions. Etym. de l'allemand: am treu, d. h. ei⸗ ner, der treu am oder bei'm Herrn hält. La terminaison frangaise du mot s'explique d'elle-mèême,