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sain. Aucun autre satirique n'a donné à ses portraits plus de couleur et de nuance. Ses tableaux sont toujours originaux, car il n'emprunte à ses prédécesseurs rien qu'il ne ra- jeunisse et ne transforme. Quant à l'irrégularité de sa langue, nous la lui pardonnons vo- lontiers, car elle est compensée par tant de beautés de style qu'elle n'entre guère en con- sidération.
Il nous faudrait encore citer ici les opinions de Mlle. de Scudéri, de Jean-Baptiste Rousseau, de M. Sainte-Beuve et de M. Jules Levallois sur les satires de Régnier; mais empéché par l'espace destiné à ce traité, nous nous voyons contraint de renvoyer le lecteur à Pouvrage de M. Poitevin,*) où ces opinions sont amplement alléguées; disons seulement que le jugement unanime de ces autorités graves est qu'il n'y a aucun poëte satirique qui puisse étre comparé à Régnier, et que ses satires lui feront toujours tenir un des pre- miers rangs parmi les poëtes français.
*) Oeuvres eto. pp. XXVII-XXXI.
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