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2) Quand la proposition circonstantielle ou relative se rapporte à un superlatif de la proposition principale ou à un mot qui équivaut à un superlatif, tel que: seul, unique, premier, dernier:„Les intérêts de leurs vanités sont les derniers qu'on doive ménager.“ Geoffroy. Par la phrase telle qu'elle est énoncée, on fait entendre que c'est l'opinion de celui qui la rapporte; à l'Indicatif, on affirmerait positivement, et il n'y aurait aucun doute, de sorte que l'acte qu'on avance, ne serait pas susceptible d'être contesté.
En latin, cette construction m'a pas lieu; on y supplée par un équivalent: lo au moyen du génitif pluriel omnium:„Omnium éloquentissimos audii Sempronios.“ Cic.—„2⁰° En recourant à une proposition relative qui s'applique au pluriel omnium, et non au super- latif comme en français:„Omnium, quos unquam audivi, hominum eloquentissimi sunt Sempronii.“— 30 En contractant les deux propositions si le superlatif est remplacé par princeps, ultimus, primus, solus, summus, etc.:„Hannibal princeps in proelium ibat, ultimus conserto proelio excedebat.“ Liv.— 4 Par un tour négatif ou interrogatif, en remplaçant le superlatif par un comparatif; p. ex.:— quo nemo fuit(doctior),— quo nihil fuit(doctius),— quo quid potest esse(doctius), ete.
y) Après des propositions interrogatives à sens négatif; celui qui les énonce ne s'attend pas à une réponse, ou il attend une réponse douteuse, négative, problématique:„Que pouvais-je faire qui me donnät un plaisir plus sensible?“ Fénélon.— A IIndicatif, cette phrase ne serait qu'une simple interrogation faite pour obtenir une réponse quelconque.— Il en est de même de quis est, qui..; quotusquisque est, qui.— locutions, qui régissent le Subjonctif à la même condition. On peut toujours suppléer talis avant qui: „Quotusquisque est, qui voluptatem neget esse bonum?“ Cic.
d) Si la proposition qui contient l'antécédent de qui, commence par une conjonction conditiomnelle ou une particule de concession, et qu'elle devienne par là subordonnée:„Si l'on prétend que j'aie commis quelque crime qui méritàt un tel traitoment, je suis prét à m'en purger.“ Volt.— Qu'on y compare la phrase que voici:„Si quis est talis qui me accuset... non est ita mea culpa, sed temporum.“ Cic.
Ces sortes de phrases, au Subjonctif, annoncent toujours un doute, une incertitude, ou la négative, parce que leur justesse ou leur fausseté intrinsèques ne sont établies que sur une vue subjective ou sur une idée individuelle.
Ce n'est donc pas le matériel des mots, e'est le sens qu'on veut exprimer qui déter- mine D'emploi de l'un ou de l'autre mode: si l'on veut exprimer une idée positive, certaine, ou un fait possitif, on met le verbe Aà IIndicatif; si l'on veut exprimer quelque chose d'incertain, de douteux, sur quoi porte le désir, la volonté, on le mettra au Subjonctif.¹)
¹) On ne saurait passer sous silence quelques autres cas où les Latins, contrairement aux Français, construi- sent au Subjonctif les propositions relatives; les voici: 10 Si la proposition relative renferme implicitement la raison pourquoi l'acte du verbe principal a lieu, ou pourquoi on donne telle qualification au sujet du verbe principal, ou à l'antécédent de qui, quae, quod:„O fortunate adolescens, qui tuae virtutis Homerum praeconem inveneris.“ Cic. Heureux... toi, qui as trouvé H. pour chanter ton courage!— 2⁰ Comme les particules affirmatives utpote, quippe se placent quelquefois avant certaines conjonctions causatives, particulièrement avant quum et quod: ainsi on les trouve avant l'adjectif conjonctif qui remplace ces conjonctions:„Solis candor illustrior est quam ullius ignis, quippe qui in immenso mundo tam longe lateque colluceat.“ L'éelat du soleil est supérieur à celui de tout autre feu, parce qu'il serépand fort au loin.— 3 IIl faut y ajouter les expressions(est quod)(il y a des motifs pour.., on est fondé à.., il ya lieu de...), non habeo quod(je n'ai point lieu de, je n'ai pas de quoi av. l'Inf.); est ubi, quo, unde, qua; habeo unde(il y a des circon-


