Aufsatz 
Le subjonctif francais comparé au conjonctif latin / Becker
Entstehung
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V. Style indireet(Oratio obliqua).

Dans le style indirect(oratio obliqua), qui sert à exposer, soit le discours, soit la pensée de ceux dont on parle, ou à référer, d'une manière indirecte, soit ses propres paroles, soit ses propres pensées, on construift, en latin, à'accusativocc. infinitivo, toutes les propositions principales, les propositions interrogatives tenant lieu de propositions principales, et les propositions relatives dont la conjonction relative équivaut à une conjonction de rapprochement: et, nam, etc. suivie de is, ea, id. Mais les propositions circonstantielles, qu'elles soient liées par des conjonctions de subordination, ou par des adjectifs et des adverbes conjonctifs à moins que la personne qui parle, n'y glisse, d'une manière directe, sa propre pensée se mettent au Subjonetif, lors meme que, dans le style direct, ces propositions seraient construites à l'Indicatif.

Les Français, transférant les pensées ou les discours relatés dans la sphère de la réalité, substituent, en général, l'imparfait de l'Indicatif au présent de l'Infinitif latin; le plus- que-parfait de l'Indicatif, au parfait de l'Infinitif latin; et le conditionnel, au futur de PInfinitif latin. Du reste, ils soumettent l'emploi du Subjonctif aux règles développées pour le dis- cours direct. De résulte aussi que toutes les interrogations qui(si elles sont faites d'une manière indirecte) réclament, en latin, le Subjonctif, se construisent, en francais,(par quel- ques particules, adjectifs, adverbes interrogutifs qu'elles commencent) à IIndicatif; parce que les Français regardent ces sortes de propositions comme quelque chose de positif, de récl:Percunctatur sacerdotes num illo die Basilides templum iniisset? Tac. Il demanda aux prètres si Basilide Gétait entré dans le temple ce jour-.

Qu'on compare, par rapport aux modes et aux temps, le dernier passage du 7me chapitre de laVie de Thémistocle par Cornélius Népos avec la traduction que voici: Thémistocle déclara aux magistrats de Lacédémon e que les Athéniens, par son conseil, avaient fait ce que le droit commun des nations les autorisait à faire; qu'ils avaient entouré de murailles les dieux de toute la Grèce, de leur patrie et de leurs foyers pour les défendre d'autant plus aisément contre l'ennemi; que par cela méême, ils avaient ménagé les intéréèts de la Grèce, puisqu'ils avaient fait de leur ville un boulevard contre les attaques des barbares (Perses), dont la flotte royale y avait échoué dcjà deux fois; que c'était, en échange, une grande injustice de la part des L. que de viser plutét à l'avantage de leur puissance qu'à celui de la Grèce entière; que s'ils voulaient que leurs députés revinssent, ils n'avaient qu'a le laisser partir lui-méme, sans quoi ils ne les reverraient jamais.

Rem. Par des circonstances que, d'abord, ne pouvaient prévoir ni Tauteur ni Pim- primeur, ce dernier a été obligé de donner, de trois manières différentes(inconvénient qui trouble un peu l'uniformité de l'impression), du relief aux exemples allégués à l'appui des règles établies dans ce traité.

rtances oàl.., il y a de quoi), etc.:Habet, unde tibi solvat. Cic. II y a de quoi vous payer. Mais, si l'adjectif conjonctif remplace ut consecutivum après un comparatif, on le rend, en français,

par trop., Pour, trop... pour que:Major sum, quam cui possit fortuna nocere. Ov. Je suis trop élevé pour que la fortune puisse me nuire. 4° On construit encore le Subjonctif après le

relatif quand il modifie un des termes d'une proposition dont le verbe est au Subjonctif, ou à lInfnitif: Rectum est, ut cos, qui nobis carissimi esse debeant, aeque ac nosmet ipsos amemus. Cic. IIl est juste d'aimer comme nous-méêmes ceux qui doivent nous étre le plus chers.