Aufsatz 
Le subjonctif francais comparé au conjonctif latin / Becker
Entstehung
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IV. Du Subjonctif dans les propositions liées par le pronom relatif.

La langue française, en employant le Subjonctif dans les propositions liées par un adjectif ou un adverbe conjonctifs, suit en général les méêmes principes que la latine, à l'exception du style indirect, dont va traiter en particulier le§ suivant. Le Subjonctif se mettra donc en français:

a) Si la proposition relative renferme implicitement l'intention ou le motif de l'action primordiale. II y a incertitude sur le résultat de l'action circonstantielle:IIs envoydèrent des députés qui consultassent(consulteraient) Apollon. Cette construction est rare: on la remplace le plus souvent par afin de, pour suivis de PInfinitif; ou par afinque, pour que suivis du Subjonctif. Mais, en latin, elle est de rigueur après mittere, dare, generare, creare, eligere, toutes les fois que le sujet, ou le complément, ou une- pendance de la proposition relative ou circonstantielle devrait étre représentée par ut et un pronom: is, ea, id, eum, eam; etc.:Romanus populus sibi tribunos plebis creavit, per quos contra senatum et consules tutus esse posset. Eutr.(Pour s'en faire un rempart contre, etc.) Si l'on y mettait, soit en français, soit en latin, l'Indicatif, il n'y aurait plus indication d'intention, de motif, ce ne serait qu'un simple récit du fait, une énonciation positive et certaine.

b) Si la qualité demandée d'un substantif de la proposition primordiale est assez désignée et déterminéc par la proposition relative. Cette dernière est alors souvent sous la dépendance d'un impératif:Pompée aspirait à des honneurs qui le distinguassent de tous les capitaines de son temps. Vertot.Cherchez moi un homme qui soit sans défauts. En latin, l'antécédent est souvent déterminé pas is, talis, ejusmodi, tantus, tam accompagnés d'un adjectif; ou qualifié par dignus, idoneus, indignus: Videndum est, ut ea liberalitate utamur, quae prosit amicis, noceat nemini. Cic. ¹)

c) Quand les deux propositions se restreignent et se déterminent réciproquement de manière à ne former ensemble qu'une seule proposition logique. La proposition prineipale contenant alors un superlatif ou un équivalent, la circonstantielle ne peut guère s'énoncer que d'une manière problématique, à moins qu'on ne parle d'un fait incontestable.

Cela a lieu:«) après il y a peu, il m'y a(il n'est) personne, aucun, nul... qui, et aprés toute autre locution restrictive ou négative:II n'y a personne qui, en pareil cas, ne néglige un intérét si important. Volt. Les deux propositions grammaticales n'y forment qu'une seule proposition logique, affirmée plus fortement par les deux négations des propositions principale et relative.

Le Latin met le Subjonctif non seulement après pauci sunt, nihil est, nemo, nullus est qui non(quin), mais après aliquis, quidam, multi, nonnulli, si l'on peut y ajouter de nature à:Nonnulli sunt qui ea, quae imminent non videant. Cic.

¹) Cependant si l'adjectif conjonctif se rapporte a un substantif déterminé, d'une manidère vague, par talis, is, ejusmodi, tantus, ctc., ou qu'il ne laisse pas de rappeler ces corrélatifs après les verbes: a) habere, reperire, invenire, nancisci, quaerere, etc.; b) après les verbes esse, existere, exoriri, reperiri, inveniri: on met, en latin, au Subjonctif le verbe de la proposition relative lequel est le résultat d'une idée, d'une manidère de voir de la personne parlante. En français, on construit ou l'Indicatif, ou l'Infinitif, en se servant de certaines expressions qui le plus souvent diffèrent des latines, telles que: Ctre homme a, étre femme à, étre fait pour, êôtre d'humeur àa, tel que, de telle sorte que, digne de, indigne de, on trouve des gens aux yeux de qui, il se rencontre des hommes qui, etc.:Non is sum, qui his delecter litteris. Cie. Je ne suis pas homme à me plaire à ce genre de litterature.

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