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ou nier, avee plus d'énergie, en communiquant aux autres l'opinion à laquelle on est dcja arrété. C'est la simple interrogation des rhéteurs, qui se fait le plus souvent en forme négative:„Ne crois-tu pas que la veeih s'est jointe à Alumbition Pour me jeter dans cette extrémité?“ Fénélon. 5
4) Si la proposition complétive depend d'une proposition cbäditionnelle, elle se construit à IIndicatif quand la condition correspond à la réalité, du moins dans l'esprit de la per- sonne qui parle; au Subjonctif, si ce qu'on suppose, est contraire à laréalité, hypothétique: „Ai-je tort si je pense qu'il s'agit d'un forfait exécrable?“ Chénier.— Si je croyais (mais je ne le crois pas) un moment que tu pusses avoir la pensée de trahir mon ambition, je te jure que cette pensée mourrait à l'instant même avec toi.“*¹)
A T'égard du latin, il y a lieu d' être plus court ici. Les verbes et les locutions de la parole et de la pensée(verba sentiendi et declarandi) eredo, reor, existimo, censeo, suspicor, spero, dico, affirmo, probo, narro, perhibeo, indico, video, audio. accipio, disco, intelligo, scio, nescio, etc. Vulgata est opinio(l'opinion s'est répandue), tenet me opinio(j'ai la ferme opinion), fama exiit(le bruit court), rumor pervadit(le bruit se répand) pro certo habere(tenir pour certain), etc., construisent la proposition infinitive; parce qu'on regarde, en latin, la pensée entière qui constitue(en francais) la proposition complétive, comme une seule idée, comme le régime direct des verbes précitées.— Si les verbes dicunt, ferunt, tradunt. produnt, perhibent, narrant, credunt sont à la voix passive, on construit aussi le Nominativum cum infinitivo; alors le Nominativus cum infinitivo est le sujet de ces verbes, et lnfinitif, le point capital de la pensée énoncée:„Orpheum poëtam docet Aristoteles nunquam fuisse.“ Cic.—„Lyeurgi beropörihas Homerus fuisse traditur (IIomerum fuisse traditur, ou tradunt).“ Cic. 1
Quand les sujets des deux propositions sont les mêmes, on remplace le anjet de la pro- position infinitive par les pronoms me, te, se, nos, vos:„Quid sepulcrorum monumenta significant, nisi nos futura etiam cogitare?“ Cic. Pour la construction française, V. les ianaeae euj
. 4. Propositions eomplémentaires, considersss comme sujets. Tout ce qui a été dit relativement à T'emploi de lIndicatif on du Subjonctif après
les verbes de la parole et de la pensée, à sens négatif on à sens affirmatif, est applicable
¹) Quelques verbes à sens négatif, telsque: nier, ignorer, dissimuler, désespérer douter réclament, à la réserve des exceptions ci-dessus mentionnées, le Subjonctif:„Jé doute que le ris excessif convienne aux hommes qui'sont mortels.“ La Bruydre.— Douter suivi de si exige l'Indicatif; dubitare, an, le Subjonctif.— Si les verbes naturellement négatifs sont accompagnés d'une négation il faudrait s'attendre à JI'Indicatif, puisque deux négations se détruisent; néaumoins, ce ne sont que n'ignorer pas et ne dis- simuler pas qui construisent toujours la proposition complétive d'une maniére positive; ne disconvenir pas, ne nier pas le font quelquefois, du moins on en trouve des exemples;„Je ne vous nierais point, seigneur, que ses soupirs m'ont daignée quelquefois expliquer ses désirs.“ Racine.„Je ne saurais discon- venir que Soph. ainsi qu' Eurip. ne devaient pas faire de Pylade un personnage muet.“ Volt.— A part ees exemples rares, la forme d'intuition subjective domine. Encore ces verbes(ne pas disconvenir et me pas nier), ainsi que ne pas désespérer et ne pas douter sont-ils suivis de ne, d'une manidère analogue à l'usage latin qui tolère qu' après les verbes non dubito, non nego, non ignoro etc. on emploie quin et le Subjonctif, au lieu de l'accusativi cum infinitivo:„On ne désespérait pas que vous ne devinssiez riche.“ Beauzée.— Quis ignorat(personne n'ignore) quin tria Graecorum genera sint?“, Cic.(Qu’il y a trois sortes de Grecs.)


