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mous ou des sensations agréables(alors elle nous attire, nous réjouit), ou des douloureuses (alors élle nous éloigne, nous indigne, nous afflige). L'objet de nos émotions est, en consé- quence, la cause de nos sensations. Mais comme les mouvements de l'ame dépendent souvent de l'idée subjective qu'on a de l'bjet ou de l'action qui les produit, il est aisé de reconnattre pourquoi cette action s'énonce, en français, d'une manière subjective, vague et problématique. On met donc, en français, au Subjonctif les propositions dépendant des verbes allégués, et on ne peut employer l'Indicatif que quand il n'y a nul doute sur la réalité du fait subordonné; aussi faut-il alors le ménager par les corrélatifs de ce, ce. En latin, on met le verbe subordonné à 1Indicatif, si la personne qui parle, regarde l'objet des mouvements de l'ame comme cause réel de ces mouvements; au Subjonctif, si elle le regarde ou comme cause problématique, ou comme n'existant que dans l'esprit de celui dont on parle. Souvent on représente aussi Taction subordonnée comme simple complément du verbe principal; on construit alors une proposition infinitive:„J'ai regretté que tu n leusses
pas demandé quelques milliers d'hommes.“ Ségur.— Es-tu fächée de ce que ton frère a une montre?“ Berquin.—„Tibi gratias ago, quod me omni molestia liberas.“ Cie.— „Laudat Africanum Panactius, quod fuerit abstinens.“ Cic.— Gaudeo id te mihi suadere,
Anbd ego mea sponte pridie fegeram.“ Cic.
§. 3. Propositions qui dépendent d'un verbe de la parole ou de la pensée.“
1) Les verbes des propositions complétives qui ne sont que les périphrases du régime direct des propositions principales, et qui sont sous la- dépendance des verbes croire penser, espérer, dire, prouver, raconter, déclarer, voir, entendre dire, apprendre, comprendre, savoir, etc., bref, de tous les verbes de la parole et de 8 pensée, se mettent, employes affirmativement, à IIndicatif; parce qu'ils expriment une action sur laquellc il n'ya point de doute, du moins dans resprit de la personne qui parlc. „St. Pierre menaça le prince Alexis de le déshériter, et le prince disait qu'l voulait se faire moine.“ Volt.— Quelques- uns, telsque croire, penser, dire, répondre, savoir(wiſſen) préfèrent, contrairement à la règle établie dans les Remarques, ce mode, lors même que les sujets des deux propositions sont identiqués. ¹)
2) Quand les verbes cités sont employés négativement, la personne parlante choisira le Subjonctif si elle doute de la réalité de l'action complétive, ou du rapport que celle-ci a au verbe Prineipal— c'est le cas habituel; l'Indicatif, si elle men doute hade„On ne sapercevait pas qu'on parlat à une personne si élevé.“ Bossuet.—„Je ne m'apergus pas que je parlais à lui.“ J. J. Rousseau.
3) a) Si ces verbes sont employés interrogativement, le Subjonctif domine quand la personne est dans lincertitude de la réponse à faire à sa question, ou quand elle attend ou désire que la réponse soit négative; la voix porte alors ordinairement sur la proposition complétive:„Crois-tu done que je sois insensible à l'outrage?“ Corneille.
b) Cependant, PIndicatif est de rigueur quand, dans Fesprit de la personne parlante, il wy a aucun doute à l'égard de l'action ou de l'état exprimés par le verbe vordlelezu⸗ la voix porte sur la proposition primordiale:„Sais-tu que Dieu est souverainement bon?
c) L'Indicatif est encore usité, si l'on interroge pour le seul effet oratoire, pour affirmer
¹) Il est rare qu' après les verbes de la parole et de la pensée, employés afftrmativement, on 2cladſn les propositions complétivés, d'une manidère subjective ou problématique; cependant on en trouve quelquefois au subjonetif:„M. et Mme de la Fère oubliaient qu'ils eussent jamais eu de chagrin.“ Mme Guizot.


