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On construit aussi, en latin, le Subjonctif et ut après les verbes correspondants aux français, tels que: velle, cupere, optare, postulare, petere, malle, permittere, pati, concedere, assentire, mereri, diguum esse, curare, suadere, videre, imperare, statuere, decernere, etc.(verba voluntatis et desiderii). Ce que je veux n'est pas encore réel; je ne saurais donc pas l'énoncer, comme un fait réel, d'une manière objective, mais comme une idée, sur la réalisation de laquelle je suis dans l'incertitude; clest pourquoi il faut y employer le Subjonctif. ¹)
brulés eux et leurs éerits.“ Montesq. On suppose que ce qui émane d'une autorité, d'un pouvoir judiciaire, aura aussi une réalisation. C'est à la même condition qu'on trouve parfois construit, avec ut, le verbe jubeo qui exige d'ordinaire une proposition infinitive:„Senatus decrevit populusque jussit, ut statuas Verris quaestores demoliendas locarent.“ Cic.— Encore trouve-tson vetare ne avec le Subjonetif.
²) Il est dans le génie de la langue française, chaque fois que la clarté n'en est pas altérée, de débarasser les phrases de quantité de petits mots pour donner plus de concision au discours. De là vient que, tandisqu' en latin l'emploi de la conjonction et du mode personnel ou celui de l'accusativi c. infinitivo est de rigueur, on préfère, en français, à un mode personnel, l'Infinitif sans préposition, ou avec une préposition (de, à, pour, sans, après). 1
Souvent, l'emploi de l'Indicatif est méême obligatoire. On en use: 10, quand les sujets des deux propo- sitions sont identiques: a) après quelques verbes mentionnés indiquant une volonté, un désir, comme: vouloir, aimer autant, aimer mieux, désirer(de), préférer, daigner, etc., p. ex.:„Il désire étre clément.“— b) Après quelques verbes désignant une résolution, une tendance: résoudre de, tächer de(à), chercher à, mériter de, consentir à, etc., p. ex.:„II est décidé à tout entreprendre.“ Acad. — c) Aproès les verbes de crainte, d'appréhension: craindre de, avoir peurde, appréhender de, etc.: „Il faut mépriser la médisance et craindre de la mériter.“ Mlle. Scuderi.— d) Après les verbes de refus, de précaution: refuser de, s'abstenir de, se garder de, hésiter à, etc.:„Il refusa de manger.“ Acad. — e) Apreès les verbes désignant un mouvement de l'àme: se réjouir de, s'indigner de, s'étonner de:„Je m'étonne de ne l'avoir pas vu.“— f) Après douter, disconvenir, désespérér, nier:„Je nie(d')avoir commis cette faute.“— g) Après quelques verbes de la parole et de la pensée: se souvenir de, oublier de, apprendre à, présumer, avouer, nier, jurer, s'attendre à, prétendre, soutenir, croire, s'imaginer, etc.:„Je prétends vous convaincre.“ Ac.- Savoir, croire, penser, dire, écrire, répondre préfèrent que et le mode personnel(l'Indicatif):„Je sais que je suis malheureux.— h) Dans les propositions circonstantielles devant commencer par: afin que, pour que, à moins que, sans que, avant que, après que, de crainte que.. ne, loin que, de manidre que, etc.. Si les sujets des deux propositions sont les mêmes, on change ces locutions conjonctives en afin de, pour, sans, après, à moins de, avant de, de crainte de, loin de, de manidère aà, etc. Celles-là sont prises dans un sens objectif, et celles-ci dans un sens subjectif; mais ces dernières sont seulement employables s'il ne peut y avoir aucune équivoque:„T'rai le voir avant qu'il parte.“ Acad. T'irai le voir avant de partir (moi, je pars).
2⁰° Quand le régime indirect de la proposition principale et le sujet de la proposition complétive sont identiques: a) après les verbes désignant un ordre, une permission, une défense, un conseil: ordonner de, commander de, permettre de, défendre de, conseiller de, dire de, écrire de, etc.:„II défendit en général de s'éloigner.“ Ac.— b) Ap quelques verbes impersonnels accompagnés d'un régime indirect. Il me faut, il m'est possible, il m'arrive, etc.:„Il arrive à tout le monde de faillir.“ Ac. — c) Après les verbes apprendre à, enseigner à, montrer à:„La religion nous apprend à obéir.“ (Obedire nos docet religio.)
3⁰ Quand le régime direct de la proposition primordiale et celui de la proposition subordonnée sont identiques: a) après les verbes qui indiquent un empéêchement: empéèch er de, détourner de, retenir de, etc.:„Empéchez le de sortir.“— b) Après plusieurs verbes qui désignent une prière, une sommation, un avis, une exhortation: prier de, conjurer de, presser de, sommer de, supplier de, engager a, forcer de(à), avertir de, informer de, etc.:„Je vous prie en gràce de lui rendre ce service.“ Acad.
4° Quand la proposition subordonnée est le sujet logique de la proposition primordiale. Cela a lieu après quelques verbes unipersonnels ou après quelques locutions en forme d'impersonnalité: il fäut, il est juste, injuste, il convient de, il est de notre devoir, il est d'un caractère(p. ex.: généreux),
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