Aufsatz 
Le subjonctif francais comparé au conjonctif latin / Becker
Entstehung
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Les papes gouvernèrent Avignon par des légats, jusqu'à ce que la ville fut réunie à la Francc. V. Hugo.Un homme n'est pas complètement, jusqu'à ce qu'il soit mort. Frankl.

Priusquam(prius-quam), antequam(ante-quam) sont communément suivis lo des temps de l'Indicatif, surtout du parfait, pour rapporter un fait certain dans l'opinion de celui qui parle. 2° Is exigent le présent du Subjonctif, si l'on veut généraliser J'acte de la proposition principale, et si le fait de la proposition circonstantielle est présenté comme un fait incertain, ou dont on voudrait empécher l'accomplissement:Tempestas minatur, antequam surgat; crepant aedificia, antequam corruant. Sen. ¹) 3 L'imparfait et le plus-que-parfait dominent après ces conjonctions, si l'acte de la proposition circonstantielle est regardé comme attendu par le sujet de la proposition principale, ou comme amené par la force des choses:Ducentis annis, antequam Romam caperent, in Italiam Gallii transcenderunt. Liv.Aristides interfuit pugnae navali apud Salamina, quae facta est prius, quam poena exsilii liberaretur. Liv.

Dum, donec, quoad signifiant ſo lange bis, bis daß, régissent, d'une manière analogue à la conjonction jusqu'à ce que, le Subjonctif quand ils désignent le but, le motif de l'action principale:Iratis subtrahendi sunt inimici, dum se ipsi colligant. Cic. ²)

§. 5. Propositions contenant une cause finale(Conjonctif après ut finale).

Pour indiquer, par l'action de la proposition principale, le but qu'on veut atteindre, Tintention qui nous fait agir, le résultat qu'on tend à amener, on se sert, dans les propo- sitions circonstantielles, des particules composées afin que, pour que, qui correspondent à ut finale; de quo(afin que par laà), de ut ne(ne)(afin que... ne... pas, de peur que... ne, de crainte que.. ne). Les deux langues s'accordent pour l'emploi du Subjonctif après ces conjonctions. ³)

§. 6. Propositions contenant un résultat, une conséquence.(Conjonctif après ut consecutivum.)

Pour relever une conséquence de la qualité ou de la quantité de ce qui est énoncé dans la proposition principale, les Latins usent de certaines particules corrélatives qui établissent, conjointement avec ut(ut consecutivum), une espèce de comparaison; de sorte

¹) C'est dans le cas d'incertitude qu'on met aussi, en frangais, la négation ne après avant que: ...., avant que la tempôte n'éclate.

²) Exspectare, dum(donec) avee le Subjonctif équivaut à attendre que avec le Subjonctif. Ne exspectemus, dum rogemur. Cic. N'attendons pas qu'on nous prie.

*) Ce sont le verbes désignant une volonté, un désir, un conseil, un engagement, une résolution, une tendance, une permission, comme: velle, cupere, monere, suadere, impellere, imperare, con- tendere, permittere, etc., qui sont compris dans cette règle. II y en a beaucoup qui préfèrent ut et le Subjonctif, lors méême que les sujets des deux propositions sont identiques, ou que le régime de la pro- position principale et le sujet de la complétive le sont. L'énoncé du verbe de la proposition complétive n'y est pas regardé comme un fait positif, mais comme une idée vague qui n'existe que dans l'esprit de celui qui parle. L'usage français diffère sous ce rapport: on ne regarde l'action de la proposition com- plétive que comme simple complément du verbe principal, et on met le verbe de celle- à l'Infinitif, comme nous allons voir plus bas. Il en est de méême des verbes qui indiquent un empéchement, une crainte, ou qui, en forme négative(p. ex.: nihil intermitto, quin), affirment qu'on ne veut pas s'opposer à la réalisation de l'action subordonnée.

A avant un Infinif, dans le sens de pour, répond, dans quelques locutions, à ut et ne suivis du Sub- jonctif, p. ex.: à dire vrai, ut vera dicam; à ne pas mentir, ne mentiar.

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