Aufsatz 
Le subjonctif francais comparé au conjonctif latin / Becker
Entstehung
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usité des mots, soit en forme d'inversions, représentent une eoncession, ou une condition. Quelquefois, le Subjonctif est précédé de que: Vienne une puissance. Dieu le sache. Parle qui voudra. Oue dorénavant on me bläme. Laf. Fuerit(malus civis)(aliis); tibi quando esse eoepit? Cic.

§. 3. On met souvent les propositions absolues, avec et sans que, au Subjonctif pour exprimer un désir, un souhait, un ordre, une défense, un encouragement, une invitation, une imprécation, une affirmation, un serment. Les Français ont aussi emprunté cette sorte de Subjonctif aux Latins, qui le désignent par le nom de eonjunctivus optativus s'il marque un souhait; de conjunctivus imperativus, s'il marquc un ordre direct exprimé par la seconde personne du présent au Subjonctif; de conjunctivus jussivus, s'il est mis par suite d'un encouragement ou d'une invitation qui se fait à la troisième personne du singulier et du pluriel, ou à la première du pluriel. En français, ce n'est que la troisième personne du Subjonctif dont on peut faire usage dans ce sens. II my a encore que quelques formes analogues aux latines: ayons, soyons, sachons, ayez, sachez, soyez, aie(s), sois qui nous rappellent cet usage des Latins, établi pour la première personne et pour la scconde du Subjonctif: Puissent les dieux détourner ce présagel La pestesoit de lavarice! A Dieu ne plaisel Tu es sorcier, ou je meurel Que je meure, si je ne sais...! Dieu vous conduise! Hocomen avertat Jupiter! IIlud utinam ne vere scriberem! Cic. Les Latins ajoutent souvent au conjunct. opta- tivus les particules utinam ne, utinam non, o si: Moriar, si magis gauderem. Cic. Ne sim salvus, si aliter scribo, ac sentio. Cic.

II.

Du Subjonctif employè dans les Propositions subordonnées.

A. Propositions circonstantielles. Le Subjonctif employé dans les propositions subordonnées est fort circonscrit dans la langue francaise.

§. 1. Propositions de Concession. Les propositions subordonnées ou circon- stantielles qui désignent une concession, sont regardées comme appartenantes au domaine de la subjectivité; aussi les met-on au Subjonctif(conjunctivus concessivus). Ce sont a) les propositions de nature relative qui généralisent et commencent par qui que, quel que, quelque- que, quoique. Quisquis, quicunque, quantuscunque, qua- liscunque veulent l'Indicatif: Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse. Boileau. Quisquis est, qui moderatione et constantia quietus animo est,

is est sapiens. Cic..

Il en est de même des locutions adverbiales que, quelque.. que, de quelque manière que; en latin, de ubicunque, utcunque, quantumvis: Quelque savant qulil soit, il ignore cependant bien des choses. Utounalle casura res est. Tac. Quoj qu'il puisse arriver.¹)

b) Les propositions qui commencent par les particules ou conjonctions conditionnelles et suppositives biendque, quoique, encore que, pour peu que, nonobstant que, soit que, pourvu que, à moins que... ne, quew.. ne, en cas que(au cas que), malgré que, en dépit que(il en ait), supposé que, si tant est que, etc. sont

¹) Tout... que réclame ordinairement 1ndicatif, si l'acte énoncé par le verbe est représenté comme positif et non comme supposé: Tout grand poète qu'est Delille, il lui échappe quelques fautes. Bonif.