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Peins-nous légtrement l'amant léger de Flore;
Qu'un doux ruisseau murmure en vers plus doux encore. Entend-on de la mer les ondes bouillonner,
Le vers, comme un torrent, en roulant doit tonner.— Qu'Ajax soulève un roc, et l'arrache avec peine,
Chaque syllabe est lourde, et pesamment se traine.
Mais vois d'un pied léger Camille effleurer Jean,
Le vers vole et la suit, aussi prompt qu'un oiscau.
Ajontons à ces beaux vers la magniſique cantate de Circé par J. B. Rousseau.
Sur un rocher désert, P'effroi de la nature,
Dont l'aride sommet semble toucher les cienx,
Cireé, pale, interdite et la mort dans les yeux, Pleurait sa funeste aventure. 4 Laà ses yeux errant sur les flots,
D'Ulysse fugitif semblaient suivre la trace.
Elle croit voir encor son volage héros;
Et, cette illusion soulageant sa disgrace, Elle le rappelle en ces mots,
Qu'nterrompent cent fois ses pleurs et ses sanglots: Cruel auteur des troubles de mon àme, Que la pitié retarde un peu tes pas; Tourne un moment tes yeux sur ces climats; Et si ce n'est pour partager ma flamme, Reviens da moins pour hater mon trépas. ete. etc.
Et que reprochera-t-on à la strophe suivante, à quelque systeme qu'on l'assujétisse?
Quand tout renait à l'espérance,
Et que Phiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus donx;
Quand la nature est reverdie,
Quand P'birondelle est de retour,
J'aime à revoir ma Normandie:
C'est le pays qui m'a donné le jour ete. etc.
Enfin, quant à la poésie imitative, il serait aisé de citer, depuis Ouinault jusqu'à
Béranger, une foule de passages qui prouveraient que la langue possède dans ses voix nasales et dans ses nombreuses onomatopées un immense avantage, quand il s'agit de rendre les sons du tonnerre, du marteau sur Penclume, de la cloche et de différents zutres Pruits. Dans les trois strophes suivantes tirées de notre tradnetion de la Lénore de Bürger, on retrouvera non-seulement le metre de l'original, mais eucore, note pour note, la musique de Zunmsteeg:


