Aufsatz 
Du Principe rhythmique de la langue francaise
Entstehung
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PAcadémie fut comparé à une téte de Méduse. Enfin c'est encore ici qu'il faut aceuser le préjugé national; les grammairiens francais, trop épris de la gloire littéraire et politique de leur nation, prirent trop tard connaissance de la littérature des peuples voisins et, se restreigmont dans l'étroite sphère des idées choyées dans leurs écoles, ne comptant pour rien les propensions nationales, se faisant gloire de ne cultiver que le latin de Cicéron, ne firent qu'entraver le développement du langage national et tendirent à le rendre insusceptible de tout élan poétique. Pauis, le voyant palpitant au bord du précipice qu'ils avaient ereusé, ils le frent rétrograder en le contraignant de se plier au monle de l'art métrique des langues mortes. On établit un systeme de quantité, et croyant, comme Opitz en Allemagne, avoir tout fait, on se mit à faire des vers soi-disant bexamètres et pentamètres, calqués sur le nouveau système de prosodie recueilli et complété plus tard par l'abbé d'Olivet. En voici un exemple asscz curieux:

Elégie faite en vers hexamètres et pentamétres par P. Pasquier en l'an 1556. (Recherches, liv. VI, chap. 12.)

Riens ne me plaist sinon de te chanter servir et orner, Riens ne te plaist, mon bien, rien ne te plaist que ma mort. Plus je requiers et plus je me tiens seur d'étre refusé. Et ce refus pourtant point ne me semble refus. O trompeurs attraicts, desir ardent, prompte volonté, Espoir, non espoir, ains misérable pipeur. Discours mensongers, trahistreux œil, aspre cruauté, Qui me ruine le corps qui me ruine le cœur. Pourquoy tant de faveurs t'ont les cieux mis l'abandon, Ou pourquoy dans moy si violente fureur? Si vaine est ma fureur, si vain est tout ce que des cieux En tiens; s'en toy gist ceste cruelle rigueur, Dieux patrons de l'amour, bannissez d'elle la beauté, On bien P'accouplez d'une amiable pitié: Ou si dans le miel vous meslez un venimeux fiel, Veuillez, dieux, que l'amour n'entre dedans le chaos. Commandez que le froid, l'eau, Pesté, humide, l'ardeur, Brief que ce tout par tout tende à P'abisme de tous. Pour finir ma douleur, pour finir ceste cruauté, Qui me ruine le corps qui me ruine le cœur, Non beélas: que ce Rond soit tout un sans se rechanger, Mais que ma Sourde se change ou de face on de facons: Mais que ma Sourde se change et plus douce escoute les voix; Voix que je seme criant, voix que je seme riant,