Aufsatz 
Du Principe rhythmique de la langue francaise
Entstehung
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dit sur ce chapitre: c'est la dissertation de M. d'rnauld sur les Acceuts de la langue greeque³). Beauzée dit:L'accent prosodique a pour objet immédiat les voix élémentaires de la parole. S'il en détermine la durée plus ou moins longue, c'est laccent métrique; s'il en détermine les tons plus ou moins élevés, c'est l'accent tonique. II faut eroire que l'auteur a voulu désigner par ces deux dénominations la quantité et Paccent. Dumarsais:Nous ne sommes pas dans lusage de marquer dans l'écriture par des sißnes ou accents cet élevement ou cet abaissement de la voix. Meème en parlant des langues mortes, ce mème auteur prétend queon ne prononce les mots des langues mortes que selon les inflexions de la langue vivante. Si cette négligence s'étendait sur tons les peuples civilisés, que serait devenue la prosodie des anciens? Eufin il y ajoute que les Francais ont conservé le nom d'accent à chacun des trois signes connus, mais que ces signes ont perdu en France leur destination primilive. Voilà comment s'exprime M. doArnauld:II n'est point de langue qui n'ait ses accents plus ou moins ressentis; il serait aussi impossible de parler sur un ton de voix continue- ment le mème que de n'attacher à toutes ces expressionus que le mème sentiment ou la mème idée. Mais dans les langues modernes,*) et particuliérement dahs la noôtre, ces changements de voix ne diffèrent que par des nuances à peine sensibles; d'ailleurs ils ne sont affectés à aucune syllabe en particulier; rien enfin n'y prescrit, dans les mots qui la composent, l'abaissement ou l'élévation d'une syllabe plutôt que d'une autre.

A en croire tous ces jugements bien dignes de foi, force est de conclure que la langue francaise, envisagée du point de vue de la prosodie, n'est encore aujourd'hui qu'un idiôme dénué de tout principe musical, et que les vers francçais ne se composent que de mots cousus les uns aux autres sans ordre métrique ni égard à aucun rhythme organisé découlant d'un prinecipe fondamental. Essayons d'expliquer ce phénomène.

Tous ceux qui ont écrit sur l'origine de la Poésie en France s'accordent à dire qu'elle ne fut guère eultivée sur le sol français avant le onzième siècle; de mème il est assez généralement reconnu que des les premieères productions poétiques tout vers francçais

³) Mémoires de TAcadémie des Inseriptions, tome 32.

*) II serait inutile d'examiner iei jusqu'à quel point les grammairiens d'ancienne date dont les juge- ments se trouvent recueillis dans T Encyclopédie méthodique, tels que Dumarsais, de Beauxée, Batteux et Marmontel, avaient une idée juste des langues modernes, dénomination par laquelle les uns entendent ex- clusivement celles dérivées selon eux du latin, d'autres toute langue parlée dans l'Europe civilisée; mais presque tous s'accordent à décider qu'il n'y a que les langues mortes qui jouissent de l'avantage d'avoir un principe développé d'harmonie applicable à la versification, bien que, des le seizième sièele, on fit des hexametres allemands et des vers endécasyllabiques italiens. De nos jours Me. de Stael a dit que Talle- mand est la seule langue moderne qui ait des syllabes longues et breves, et pourtant Tamitié de M. Sehlegel aurait pu lui apprendre que ce n'est pas la quantité, mais T'aecent tonigue qui prédomine dans les vers allemands.(Voir Wackernagel's Geſchichte des deutſchen Hexameters und Pentameters. Berlin 1831. Apel's Metrik. Leipzig 1814.) Nous disons T'accent tonique pour le distinguer de Paccent imprimé, tel qu'il est en usage dans le français; précaution qui serait bien inutile, si l'on ne lisait dans la grammaire italienne de M. Valentini:»L'aecent grave se place sur les voyelles finales de quelques mots et fait con- nattre que la voyelle accentuée est longue.-