Aufsatz 
Du Principe rhythmique de la langue francaise
Entstehung
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parole si pure lemporte tant sur d'autres à qui, par erreur, on fait un mérite d'ètre musicales. Les inflexions sont une preuve du plus mauvais gouùt.(Ad. Radiguel, le parfait Lecteur français). Il est permis de croire que l'auteur n'avait en vue que la diction de la prose; il est aussi juste de faire remarquer que la musique adaptée aux psaumes paraphrasés par Marot et de Beze n'est qu'un plain-chant monotone bien plus digne des paroles, souvent lugubres, de ces cantiques que de Pentkousiasme de David; ce n'était pas qu'il fallait étudier la prosodie de la langue, qui, du temps de Calvin, était encore oceupée à chercher ses principes. II fallut le siècle des Raeine, des Corneille, des Boileau, pour faire voir aux Francçais que la langue, épurée et habilement maniée par ces illustres poètes, n'était plus un idiôme brut et informe, mais une langue indépendante qui m'attendait que la main du génie pour développer ses éléments. Voyons done ce que nous dit P'abbé d'Olivet nommé le Prosodiste frangais:Par le mot de Prosodie on entend la manière de prononcer chaque syllabe régulièrement, c'est-à-dire, suivant ce qu'exige chaque syllabe prise à part et consi- dorée dans ses trois propriétés, qui sont accent, Paspiration et la quantité. Un des grammairiens de Port-Royal, M. Duclos, reconnut au premier coup-d'œil que 'épithèete de prise à part était une erreur grossière et fit observer qu'il fallait dire ehaque syllabe dun mot, paree que chaque syllabe prise à part et détachée des mots n'a ni accent, ni quantité, et que ouù il u'y a point d'élévation(⁴οσασσςσ il ne peut y avoir d'abaissement(εαιςα. Quant à Taspiration, que d'Oliuvet met au nombre des qualités prosodiques, M. Beauzée, auteur d'une Grammaire générale, fit voir que, si Pon admettait la prononciation du h dans le système prosodique, il fallait à plus forte* raison y ajonter la distinction du f et du u, du b et du p, du d et du t qui, comme le spiritus des Grees, sont plus doux ou plus rudes. Voici done la déſinition que nous donne ce judicieux eritique.G'est lart dadapter la modulation propre de la langue que P'on parle aux différents sens du'on y exprime. Ainsi elle comprend non seule- ment tout ce qui concerne le matériel des accents et de la quantité, mais encore de celui des pieds et de leurs différents mélanges. L'on voit pac cette déſinition que ce grammairien va trop loin, en ce qu'il confond P'art métrique avec la prosodie, qui en est la base; mais il fut induit en erreur par l'ouvrage du savant Vossius, qui, en définissant la Prosodle très-exactement: Pars grammaticæ, quæ accentus et syllabarum quantitatem docet, ne laisse pas d'y ajouter l'application des regles à Tart métrique. M. Beauzée continue: Cest l'art des mesures que les repos de la voix doivent mar- quer, et, ce qui est bien plus précieux, Pusage qu'il faut en faire selon Poccurrence, pour établir une juste harmonie entre les signes et les choses siguifiées. II est évident que l'auteur confond l'aceent oratoire avee l'aceent tonique, qui est lélévation relative des syllabes des mots pris séparément et hors de la construetion des phrases; puis il fait entrer dans sa définition tout ce qui est du ressort de l'art métrique; enfin sa conelusion tend à prouver que l'accent oratoire est bien plus précieux que toutes les inflexions ou modulations adhérant au mot séparé et pris individuellement. Toutefois, malgré les nombreux défauts qu'on est en droit de reprocher au

systeme de Prosodie recueilli par d Olivet, UFoltaire dit qu'il snbsistera aussi long- 1*