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Et lorsque sur le seuil de la funeste enceinte
Un pontife éloquent, d'une voix presqu'éteinte, Bénissant le cercueil, dit les derniers adieux,
Son cil, fixant soudain une Ombre au haut portique,* Sembla nous dire encor d'un regard prophétique:
Il nous reste Son FIIS, digne de ses aleux.
L/Ombre s'est écoulée; après un long silence La vodte retentit des chœurs de l'innocence:
UN ApoLEscnyr. UnEn VrERüOr. Implorons en ce jour la clémenee des Cieux! O mortelles alarmes! Orphelins, bénissez, bénissez Sa mémoire; Douce patrie, gémis! Pleurez, mes tristes yeux. Fils de NASSAU, pour élever Sa gloire, Fut-il jamais sous la voũte des cieux Chantez l'hymne des Dieux. Un plus juste sujet de larmes? CnoRun. CUR. Bénissons Sa mémoire. 0O mortelles alarmes!
UN Aporzscyr.
Tu vois nos profondes douleurs,
Seigneur, protège la patrie;
Souverain mattre de la vie, Daigne sécher nos pleurs.
Cnornn. Seigneur, protège la patrie.
UNRNE VIEIGL. LUNTE AuTrRE VIIIcGr.
Comme une fleur avant l'automne Hélas! si jeune encore!
Brisée par les autans, Si le sort des combats ménagea Sa valeur, Hélas! IE perdit Sa couronne L'äge viril, à peine en son aurore,
Au milieu de Ses ans. Vit expirer ce Bienfaiteur.
Cunann. Le Dieu qui nous forma est le Dieu du mysteère: Toute victime est de son choix; Et le sceptre des Rois n'est qu'un saint ministere Asservi à ses lois.
*) Pendant l'oraison funehre on apercut, mais indistinctement, au fond de la loge ducale, S A. S. Mgr. le Due Aoorrar accompagné de deux autres personnes du sang.. 1 1
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