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Tau un toundeéeire, dins la fasso, Tel un tondeur, dans le bercail, Reten entre si cambo un ęgrand Retient entre ses jambes un
aret banard, grand bélier cornu; Mai tant leu l'a toumbo soun dbi, Mais à peine de sa robe l'a-t-il dépouillé, Sus lon malu ie mando un bùèbi, Sur la coupe il lui donne une tape E lou bandis. Et le déliwre: M. p. 196.
ainsi Vincent lache son adversaire, qui part le cœur gonflé de rage. Le soir, un bon patre rassemble ses troupeaux: nous en sommes témoins. Calendal, revenant du Rocher du Cire, fait retentir de sa trompe marine vallées et collines de Provence:
Coumeè, peor acampa Si bimo, De méême que, le soir, pour rassembler leurs chèvres,
De-vèespre li cabrié sonou döu les chevriers sonnent du cha-
calamell. lumeau. G. p. 208.
Nous apprenons aussi les dangers qui menacent les paàtres. Estérelle parle à Calendal:»Sachant, dit-elle, que j'étais l'épouse d'un coquin,
Avién döu mau de la pastouro J'avais le mal d'une bergère
Ou'd-=n- un valat l'estién S'a- Qui au torrent l'été plonge mourro, ses lèvres,
E qu' ævalo uno serp e que n'a Et qui avale une couleuvre,
lou Söulléll. Et qui en a des haut-lecœur«. G P. 70. Les comparaisons suivantes aussi vous rappellent que la vie des paysans n'est pas toujours si paisible qu'elle nous semble. La barque d'Ourrias se tord
Coumeèe uno serp en quau un Comme un serpent auquel un pastre em'un clapas patre, avec un bloc de pierre,
A coupa lis esquino. A coupé l'échine. M. p. 202.
Et l'une des jeunes filles, saisies par Marco-mau, crie
Coume s'avié'n coulobre dins Comme si elle avait un dragon lou Plé. dans le sein. C. p. 346.
Néanmoins, le Provencçal aime la campagne: aussi la vie du mas nous devient familière par les comparaisons: Calendal, parlant aux chasseurs de son amour platonique,
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