— 50—
Nou véspre aderren, tau e Taur
Van, souloumbrous, Pplouma la³ Haullro, Ela palun, e l'oundo, æ Pauro
De si doulourous bram restoun- kisson nou fout.
... Coumeé di cabrian
Quand se sent pouncho uno falnego,
bondit Mireille, égratignée par
On apercoit le troupeau
Lou Rose, enmalicia per P'auro,
Fasié, coume un troupen de Tautro,
Courre sis erso troblo d la mur..
Neuf soirs consécutifs, tau- reaux et taures
Viennent, sombres, pleurer la malheureuse,
Et le marécage, et l'onde, et le vent
De leurs douloureux mugisse-
ments retentissent neuf jours. M. p. 494.
... Comme une génisse
Qui se sent piquée par les frelons M. pP. 70,
les mésanges bleues. en marche:
Le Rhoône, irrité par le vent,
Faisait, comme un troupeau de vaches,
Courir ses vagues troubles à la mer. M. p. 268.
On voit les béètes errer ca et là, le matin, après le sommeil:
... Coumé, au four levant, Un escabot se destroupello,
Comme, au lever du jour,
Un troupeau se disperse M. p. 408,
les Piliers de l'église s'écartent pour livrer passage aux saintes
Maries, descendant du ciel.
Il est évident qu'ainsi que les bœufs, les pâtres jouent un rôle important dans les comparaisons:
Coume un grand e vièt baile- Hastre
Ou'entre li fau e li pinastre,
Couta mé soun bastoun, coun- lomplo soun vacién,
Tel qu'un grand et vieux chef de pasteurs
Qui, entre les hêtres et les pins sauvages,
Accoté de son bàâton, con-
temple son troupeau- M. p. 100,
le Mont Ventoux élève sa téète au-dessus des montagnes qui
l'environnent.
voiles blanches
Coumo uno pastourello un trou- Héu T'aenén blanc.
Le vent pousse sur le Rhône les navires aux
Comme une bergère un troupeau d'agneaux blancs.
M. p. 388.


