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Comparaison dans les poèmes de Frédérik Mistral / par Dr. Hans Weiske, Oberlehrer an der städtischen Realschule
Entstehung
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Il va sans dire qu'on y recoit le jeune vainqueur comme un prince. Les consuls, hauts magistrats de la ville, le pro- clament abbé, premier, de la jeunesse; l'Assesseur d'Aix, magistrat qui a la haute direction de l'administration provinciale, lui offre deux pistolets d'honneur....

A cet instant du récit, Calendal, tirant les armes de sa ceinture, les fait voir aux compagnons du comte Sévéran.

Mais sans s'arréter longtemps, il leur parle de la grande féte, de la procession, de ses honneurs, du bon accueil que lui fait Estérelle.

Vaincue, la femme adorée lui déclare, qu'elle est à lui tout entière, sauf le corps; car elle est mariée, elle est l'épouse d'un vil flibustier.

Ainsi nous revenons au commencement de notre fécit. Mais Calendal, loin de craindre la colère du comte, ajoute qu'il n'aime pas le corps de sa belle amie, mais que c'est son âme qu'il adore..

»Nos corps, dit-il, seraient détruits par la mort, que nos àmes seraient encore inséparables à jamais.«..

Cette histoire terminée, le comte Sévéran, fou de rage et de jalousie, voudrait tuer raide ce petit pécheur; mais il n'y gagnerait rien, il n'arracherait pas son souvenir du cœur d Estérelle.

Aussi, il séduira ce saint, gâtera son esprit par les délices, par les orgies.

Afin de pouvoir exécuter son projet, il l'invite à passer la soirée au chaäteau d'Aiglun.

Un repas somptueux y attend les bandits et le pécheur. Mais ni la riche table, ni les vins rares, ni les parfkums qui embaument, ni les danses voluptueuses ne peuvent séduire Calendal.

Fortunette même, la belle moresque, avec tous ses charmes, ne sait pas triompher du jeune Cassidien, qui, indigné, se lève d'un bond, et renversant la table, provoque en duel le comte Sévéran pour avoir ainsi profané le palais seigneurial d'Estérelle.

Braquant ses deux pistolets, il brave toute la bande et la tient en echec; mais, subitement, il tombe à la renverse frappé d'un coup de Jarnac; on le jette dans un cachot.

Brülant de se venger, le comte et sa bande montent à cheval pour se rendre au séjour d'Estérelle, tandis que son amant désespéré, ne sachant quel parti prendre, täche de briser les mu- railles de sa prison.

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