— 162—
litten und gerungen, gehofft und gekämpft, und wie er endlich nach ſo langer Mühſal entſchloſſen ſei zu ſterben.*) Und nachdem er ihm mit den glühendſten Farben dieſes Alles geſchildert, nachdem er ihm ſeine offenen und blutenden Wunden gezeigt, fügte er ein letztes rührendes Lebewohl für den Freund hinzu: Adieu d'Argens; dans ce tableau De mon trépas tu vois la cause. Au moins ne pense pas du néant du caveau Que j'aspire à l'apothéose. Tout ce que l'Amitié par ces vers propose C'est que tant qu'ici-bas le céleste flambeau Eclairera tes jours tandis que je repose Et lorsque le printems paraissant de nouveau De son sein abondant t'offre les fleurs écloses, Chaque fois d'un bouquet demyrthes et deroses Tu daignes parer mon tombeau.
*) Pour moi, que le torrent des grands évènemens
Entraine en sa course facheuse
De ses rapides mouvemens:
Vaincu, persécuté, fugitif dans le monde,
Trahi par des amis pervers
J'éprouve en ma douleur profonde
Plus de maux dans cet univers
Que dans la fiction dont la fable est féconde
N'en a souffert jamais Prométhée aux Enfers.
Ainsi pour terminer mes peines
Comme ces malheureux au fond de leurs cachots
Las d'un destin barbare, et trompant leurs hourreaux
D'un noble effort brisent leurs chaines,
Sans m'embarrasser des moyens
Je romps les funestes liens
Dont la subtile et fine traine
& ce corps rongé de chagrins
Trop long-temps arracha mon äme.. (Epitre de Frèdéric au Marquis d'Argens. Oeuvres Vol. VII. p. 179.


