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Pour être plus pratiques, précisons quelques points. Un domestique est honnête, mais son aître laisse traîner ses clefs, son argent, ses bijoux. La curiosité pousse ce domestique; il regarde dans l'intérieur du secrétaire de son maître; la cupidité vient à la suite, et le vol peut- être. Le domestique est coupable à tous les titres: mais le maître est- il exempt de reproche? Evidemment non; car sa négligence est une faute.
Un domestique a des sentiments religieux; mais son maître laisse sur sa table des livres dangereux, qu'il a le double tort de lire et de laisser traîner. Le domestique les lit par désoeuvrement, puis s'y attache, et il y perd sa foi. Qui est coupable ici? c'est le maître: or, dans notre société, combien n'y a- t- il pas aujourd'hui de fautes semblables?
Un jeune homme, une jeune fille sont pures; mais un père ou une mère trop peu sévères, même pour eux- mêmes, laissent dans leur salon des statues, des tableaux où la pudeur n'est pas respectée. Sous prétexte qu'on n'y voit pas de mal, qu'on n'en sent pas de mauvaise impression, ce qui n'est pas exact le plus souvent, on laisse se ternir l'âme d'un jeune homme, d'une jeune fille; on les excite au mal, ou du moins on en laisse l'horreur s'en affaiblir en eux. Est- ce là de la vigilance chrétienne, et n'y a- t- il pas un grandnombre de chrétiens qui ont à prendre ici des résolutions, et à enlever à tous les regards, à détruire même les statues impures, les tableaux inconvenants qu'ils se permettent si généralement de garder chez eux? En résumé, veillons sur nousmêmes, mais veillons aussi sur ceux dont Dieu nous a donné la charge.
Le scandale et ses suites,
Le scandale est le plus grand écueil des famil


