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(95) lble de prendre un très-graud accrois- sement.
On les regarde comme des appen- dices de l'épiderme qui se replie pour les former. En effet lorsque par suite de la macération l'épiderme se déta- che, les ongles se détachent avec lui. IIs donnent aux orteils plus de ſixité dans lastation. Naturellement in- sensibles, ils sont dépourvus denerfs; on n'y a point découvert des vaisseaux. Il est vraisemblable que le corps muqueux concourt à leur formation. C'est une erreur de prétendre qu'ils croissent après la mort; mais pendant la vie, ils ne cessent de crottre, même dans! àge le plus avancé. Les Chincis qui regardent la longueur des ongles comme une marque de beauté, ne les coupent jamais. Lais sons à ces peuples des coutumes qui sont aussi bizarres que leurs moeurs, s'il faut ajouter foi à ce qu'en disent les écrivains- Ayons soin de ne pas laisser trop croitre
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