les frotte dans le but de calmer ces démangeaisons qui, peu-à-peu, devien- nent plus vives, er à tel point qu'elles sont intolérables. Si l'on expose la par- tie à une forte chaleur, elles font éprou- ver le sentiment d'un prurit piquant. Les impressions de l'air froid que le malade recherche semblent calmer ce prurit;z mais le calme n'est que momen- tané, et bientôt la douleur se renou- velle, le mal se propage profondé- ment, la tumeur prend de l'accrois- sement, acquiert souvent une étendue considérable; le monvement de la par- tie est pPénible, quelquefois impossible. La peau passe successivement du rouge à une couleur pourprée, violacée, li- vide ou marbrée. Les douleurs pren- nent un nouveau caractère; elles de- viennent bruülantes et pulsalives. Quand le mal est parvenu à ce dégré, l'épi- derme sesoulève; de petites vésicules,
remplies d'une liqueur roussatre et Acre, se forment, se distendent et


