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Manuel du pédicure : ou, l'art de soigner les pieds, contenant des recherches pratiques sur diverses excroissances épidermoïques, connues sous les noms de cors durillons et oignons ; les moyens les plus simples et les plus éfficaces pour les guérir soi-même ; suivies d'une instruction sommaire sur les engelures, les verrues, les infirmités des ongles, le chevauchement des orteils, et les sueurs immodérées des pieds / ... par M. M. D.*** [i.e. Mathieu Dudon]
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(48) du reste du corps, qui peut se trouver dans une prédisposition à quelque ma- ladie de mauvais caractère, ou bien entiché de quelque virus.

On portera donc la plus grande at- tention à ne pas causer de douleur et à ne pas blesser*. On ne sepressera pas dans l'opération; on détachera peu à peu le tubercule avec la pointe de l'instrument, en déchirant lé- gérement ses adhérences. Si le sommet dunoyau adhère à la capsulesynoviale, au périoste, à quelque tendon, ou à quelque nerf, on redoublera de soins et de précautions; on ne s'obstinera pas à pénétrer jusqu'à l'extrémité la plus profondc. Il convient mieux de procéder à une nouvelle opération au bout de huit jours. Il faut mème, dans

* Quand les cors sont très-gros, on en diminue l'épaisseur avec l'instrument tran- chant; et, par ce procédé, on parvient a découvrir plus facilement ses ramiſications.