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Ils ont un champ libre, negligé par les hommes de l'art; qu'lls y tra- vaillent, qu'ils y moissonnent. Ce mest point pour les décrier que je publie cet opuscule, mais pour les éclairer en jetant quelques lumidères sur une partie dont les gens de mé- rite se sont trop peu occupés.
Lesujet queje traite me parait mé- riter la plus scrieuse attention. Les pieds sont le soutien du corps hu- main. L'homme privé de leur usage a perdu une de ses facultés les plus précieuses, la locomotion, c'est àâ- direla faculté de se transporter d'un lieu à un autre. Son existence, alors, peut étre comparée, en quelque façon, à celle du végétal.
Pour exercer avec fruit la Pédi- curie, on doit avoir des notions exactes sur la charpente osseuse des


