%
178
mais! et pas de choses, pas desentiment; un amour charnel, une nudit& degoütante! Aupres de cela re- lisez les pages que vous m’inspirez, Sophie: vous n'y verrez ni eloquence ni style, mais vous y trou- verez un amour profond et pur, une admiration sainte; vous ylrouverez de la force et de la vörile, de l’äme. Il sera facile de reconnaitre que les pre- mieres sont adressces a une Louise, que les autres c'est Sophie qui les inspire. Mais comment ose&-je rapprocher ces deux noms? comment ose-je les eerire l’un pres de l’autre, ces deux noms qui pei- gnent deux£tres si divers, si peu semblables? lei plus qu’un ange ‚la presque un d&mon. Je voudrais l’effacer vile, vile; mais non, n’effacons rien, Sophie.
Je ne sais si c'est un r&ve, mais je ne puis m’ha- bituer a tant de bonheur! Apres de longues anndes de lutte et de souflrances, me voir toult-ä-coup Sl heureux! serail-ce done une compensation pour mes peines anterieures? Quelle brillante compensation! Etre aime de Sophie, ladorer et en&tre aime, que de jouissances! J’ai peur vraiment de devenir fou de bonheur. A present je crains presque l’avenir, je le redoute, car a present j'ai lant ä perdre et si peu ä gagner. Et que puis-je en esperer encore? du moins, quant amon sort personnel, que puis-je en esperer? N’ai-je donc pas toutes les jouissances, ne suis-je donc pas aim& de Sophie? Oui, je crains l’avenir, car ne me faudra-t-il pas expier par mille tourments ces quelques jours de ravissement et de bonheur?— Mais laissons ces faiblesses. Il est done dit que!’homme ne sera jamais content; que, m&me au sein des prosp£rites, il r&vera le malheur; qu'au milieu de la joie il rövera la Lristesse. Possedant
\ophie, qU wel malhe {imour es wnt-elles
pesque N wi erie a: —Serai-]e ie? Non, niseriez, ı arriere A remplir,€ Sophie. U ns mon$ [energie; Sophie, j Ayons seu [avenir ne Si pour plissent ı telle mis: lant d’eff‘ jerle! si. but si nob doute ren tehres el Dol lang los Das ı
To, Sopl
deur du| lövouem, Nenne pi DS son;
orieuse


