Teil eines Werkes 
1 (1845)
Entstehung
Seite
177
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Sophie! Voilä done mon r&ve unique depnis trois ans r&alise, si comple&tement realise, au-deläa meme le mon esperance! Qui pourrait peindre les c6- kstes voluptes que jai goütdes aupres de cel ange le beaute et de gräce? Mais non, ce mot volupte est pas fait pour deerire ce quon ressent aupres ie Sophie. Oh! pourquoi dois-je me servir, en par- Int delle, de ce langage grossier qui peint par des mots grossiers comme lui? pourquoi ne puis-je posseder, crder une langue a part, unelangue divine etpodlique qui peigne par images, une langne digne enfin de celle quelle chanterait?Mais c'est en vain won voudrait sortir dehumanile, selever au- dessus du commun des hommes: notre nalure Nous oblige dy rentrer par force; elle nous oblige de nous pumettre A toutes ses miseres, ä tous ses degoüls. Aussi quel besoin ai-je den sortir? ne me sulfit-il le sentir que tout ce qui approche de ma Sophie, que tout ce qui la touche sennoblit par son con- act, Sagrandit, sepure par son influence divine? Noi-m&me nai-je done pas&prouv& sur moi loute laportee de cette influence? ne me vois-je pas et neilleur, et plus fort, et plus sage depuis que Jap- jroche de Sophie, je dirai presque et plus saint?

Je le repete, nous voilä reunis pour loujours! awcun pouvoir ni divin ni humain ne peut plus nous separer, la mort elle-meme nous unira, je les- jere. Elle, par exemple, vous savez de qui je parle, ılle a voulu nous separer, nous brouiller peul-£tre. Btäquoi donc a servi sa mechancet&? ce ne ful qWa nous unir plus intimement, a nous lier pour jamais! Car enfin lisez ces lettres; quy voyez-vous, swand Dieu! un enthousiasme a froid, des oh! etdes

8.