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avait embrassce avec loule la chaleur d'une forte convielion; mais il ne se decourageait pas, le brave jeune homme. Le moment present lui paraissait deeisif: c'est lorsque le gouvernement se croyait viclorieux quil aurait fallu Yaltaquer A limpro- viste, laltaquer partout en meme temps. Mais Andre ne trouvait dans personne sa determination: ceux qui avaient le pouvoir d’agir&laient ou de- tenus, ou faibles et tiedes, ou eflrayes; les energi- ques et forts n’avaient pas de consideration ni de moyens, ou n’avaient pas de tele, ou n’avaient pas de eroyance en la cause, en les hommes. Tous n’a- vaienl pas d’union, seulement des esperances chi- meriques en des secours elrangers: secours ou&loi- gnes, ou vains, landis que le peril&tait proche, imminent.— Andre fit promptement connaissance avec les sommites de la ville, gräce a ses nom- breuses parenles, gräce a ses liaisons en province. Il parla a tous ceux dont la probite et le patrio- lisme etaient connus meme dans sa contree: ce fut une serie de chaleureuses d&clamalions, de sorlies energiques, de vaines imprecalions. Andre trouva ses convielions a l’unisson avec les conviclions de tout ce qu’il y avait de meilleur dans la ville. Cela allait parfaitement lant qu'il ne s'agissait que de pa- roles; mais lorsque Andre arlail W’agir, il ne trouvail alors personne de son avis. Chaque jour il relournait plus decourage chez lui; chaque jour il en„sorlailt plus anime que la veille, et toujours avec un nouvel espoir.
Mais est-il possible d’&tre longtemps et toujours ocenp& d’une meme pensce, d’agir longtemps dans une meme intention? Les influences exlerieures


