394 DE LA NATURE.
mécanique du ressort, nous trouverons que sa force dépend elle-même de celle de l'at- traction. Pour le voir clairement, figurons- nous le ressort le plus simple, un angle solide de fer ou de toute autre matière dure; qu'arrive-t-il lorsque nous le comprimons? nous forçons les parties voisines du sommet de l'angle de fléchir, c’est-à-dire, de s’écarter un peu les unes des autres; et dans le mo- ment que la compression cesse, elles se rapprochent et se rétablissent comme elles étofentfauparavant; leur adhérence, de la- quelle résulte la cohésion du corps, est, comme l’on sait, un effet de leur attraction mutuelle; lorsque lon presse le ressort, on ne détruit pas cette adhérence, parce que, quoiqu’on écarte les parties, on ne les éloigne pas assez les unes des autres, pour les mettre hors de leur splière d'attraction mutuelle; et par conséquent dès qu’on cesse de presser; cette force qu'on remet, pour ainsi dire, en liberté, s'exerce; les parties séparées se rapprochent, et le ressort se rétablit: si, au contraire, par une pression trop forte, on les écarte au point de les faire sortir de leur sphère d'attraction, le ressort se rompt, parce que la force de Ja compression à été plus grande que celle der
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