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PREMIERE VUE. 56
rés, que de richesses nouvelles? Les fleurs:
les fruits, les grains perfeclionnés, multi- pliés à l'infini; les espèces utiles d'animaux transportées, propagées, augmentées sans nombre, les espèces nuisibles réduites, con- linées, reléguées; Por, et le fer plus néces- saire que l'or, tirés des entrailles de la terre; les torrens contenus, les fleuves dirigés,
-resserrés; la mer même soumise, reconnue,
traversée d’un hémisphère à l’autre; la terre
accessible par-tout, par-tout rendue aussi
vivante que féconde; dans les vallées de riantes prairies; dans les plaines de riches pâturages ou des moissons encore plus riches; les collines chargées de vignes et de fruits; leurs sommets couronnés d'arbres utiles, et de jeunes forêts; les déserts devenus des cités habitées par un penple im mense, qui,
circulant sans cesse, se répand de cescentres jusqu'aux extrémités; des routes ouvertes
et fréquentées, des Communications établies par-tout comme autant de témoins de la force et de l’union de la société; mille autres mo- nümens de puissance et de gloire démontrent assez que l’homme, maître du domaine de la terre, en a changé, renouvelé la surface entière, et que de tout tems il partage l’em- pire avec la Nature,


