304 DE. LA NATURÉF. Fhomme n'a jamais résidé; couvertes ow plutôt hérissées de bois épais et noirs dans toutes les parties élevées, des arbres sans écorce et sans cime, courbés, rompus, tom- bans de vétusté, d'autres en plus grand nombre, gisans au pied des premiérs, pour pourrir sur des monceaux déjà pourris, étouffent, ensévelissent les germes prêts à éclore. La Nature, qui par- tout ailleurs brille par sa jeunesse, paroît ici dans la décrépitude; la terre, surchargée par le poids, surmontée par les débris de ses pro- ductions, n'offre, au lieu d’une verdure florissante, qu’un espace encombré, traversé de vieux arbres chargés de plantes parasites, de lichens, d’agarics, fruits impurs de la corruption: dans toutes les parties basses, des eaux mortes et croupissantes faute d’être conduites et dirigées; des terrains fangeux, qui, n'étant ni solides ni liquides, sont imabordables, et demeurent également inu- tiles aux habitans de la terre et des eaux; des marécages qui, couverts de plantes aquatiques et fétides, ne nourrissent que des insectes vénéneux, et servent de repaire aux animaux immondes. Entre ces marais infects qui occupent les lieux bas, et les forêts décrépiles qui couvrent les terres
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