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PREMIERE VUE 565 la mer, est à l'abri de ses irruptions; sa surface émaillée de fleurs, parée d’une ver- dure toujours renouvelée, peuplée de mille et mille espèces d'animaux différens, est un
lieu de repos, un séjour de délices, où
l’homme, placé pour seconder la Nature, préside à tous les êtres; seul, entre tous, capable de connoître et digne d’admirer, Dieu l’a fait spectateur de l'univers et té- moin de ses merveilles; létincelle divine dont il est animé le rend participant aux mystères divins; c’est par cette lumière qu'il
pense et réfléchit, c’est par elle qu'il voit et
lit dans le livre du monde, comme dans un exemplaire de la divinité.
La Nature est le trône extérieur de la
magnificence divine; l’homme qui la con- temple, qui l’étudie, s’élève par dégrés au trône intérieur de la toute-puissance; fait pour adorer le créateur, il commande à toutes les créatures; vassal du ciel, roi de la terre, 1l PÉHÉODIEE: la peuple et l’enri- chit; il établit entre ke êtres vivans l’ordre, la bé nat bn, l'harmonie; il embellit la Nature même, il la cultive, l’étend et la polit, en élague le chardon et la ronce, ÿ multiplie le raisin et la rose. Voyez ces plages désertes, ces tristes contrées où


