358 DÉ LA NATURE. presque dans le même plan, composent une roue d’un vaste diamètre dont l’essieu porte toute la charge, et qui, tournant lui-même avec rapidité, a dû s’échauffer, s’embrâser et répandre la chaleur et la lumière jus- qu'aux extrémités de la circonférence.: tant que ces mouvemens dureront( et ils seront éternels, à moins que la main du premier moteur ne s’oppose et n’emploie autant de force pour les détruire qu’il en a fallu pour les créer}, le soleil brillera et remplira de sa splendeur toutes les sphères du monde; et comme dans un système où tout s’attire, rien ne peut ni se perdre ni s'éloigner sans retour, la quantité de matière restant tou- jours la même, cette source féconde de lu- mière et de vie ne s’épuisera, ne tarira jamais, car les autres soleils, qui lancent aussi continuellement leurs feux, rendent à notre soleil tout autant de lumière qu'ils en reçoivent de Jui.
Les comètes, en beaucoup plus grand nombre que les planètes, et dépendantes comme elles de la puissance du soleil, pressent aussi sur ce foyer commun, en augmentent la charge et contribuent de tout leur poids à son embrâsement: elles font partie de notre univers, puisqu'elles sont


