Teil eines Werkes 
[1]1, Histoire naturelle des quadrupèdes : 23
Entstehung
Paris VIII [1799/1800]
Seite
357
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PREMIERE VUE. 3b7 des profondeurs de l’espace, et reviennent après des siècles se parer de nouveaux feux; des soleils qui paroissent,‘disparoissent, ce semblent alternativement se rallumer et s’é- teindre, d’autres qui se montrent une fois, et s’évanouissent ensuite pour jamais. Le

ciel est le pays des grands évènemens; mais

à peine l'œil humain peut-il les saisir. Un soleil qui périt et qui cause la catastrophe d’un monde ou d’un système de mondes, ne fait d’autre effet à nos yeux que celui d’un feu follet qui brille et qui s’éteint: l'homme borné à l'atome terrestre sur lequel il végète, voit cel atome comme un monde, et ne vait les mondes que comme des atomes.

Car cette terre qu’il habite, à peine recon- noissable parmi les autres globes, et tout à fait invisible pour les sphères éloignées, est un million de fois plus petite que le soleil qui l’éclaire, et mille fois plus petite que d'autres ice qui, comme elle, sont subordonnées à la puissance de cet astre, et forcées à circuler autour de lui. Saturne, Jupiter, Mars, la Terre, Vénus, Mercure et le Soleil occupent la petite partie des cieux que nous appelons notre univers. Toutes ces

planètes, avec leurs satellites, entraînées par

un mouvement rapide dans le même sens, et | Z 3