40 HISTOIRE
manque on leur donnera de Phierbe fraîche-
ment coupée, ou bién de jeunes pousses et des feuilles de frêne, d’orme, de chêne, etc.; mais en petite quantité, lexcés de cette nourriture, qu’ils aiment beaucoup, leur causant quelquefois un pissement de sang; la luzerne, le sainfoin, la vesce, soit en verd où en sec, les lupins, les navets, l'orge bouilli, etc., sont aussi de très-bons alimens pour les bœufs. 11 n’est pas: né- cessaire de régler la quantité de leur nour- ritufe; ils n’en prennent jamais plus qu’il ne leur en faut, et lon fera bien de leur en donner toujours assez pour qu'ils en laissent. On ne les mettra au pâturage que vers le 15 de mai; les premières herbes sont trop crues; et quoiqu'ils les mangent avec avidité, elles ne laissent pas de les incommoder. On les fera pâturer pendant tout l'été, et vers le 15 octobre on les re- mettra au fourrage, en observant de ne les pas faire passer brusquement du verd au sec et du sec au verd, mais de les amener par dégrés à ce changement de nourriture. La grande chaleur incommode ées ani- maux, peut-être plus encore que le grand froid; 11 faut, pendant l'été, les mener au travail dès la pointe du jour, les ramener à
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