Teil eines Werkes 
[1]1, Histoire naturelle des quadrupèdes : 23
Entstehung
Paris VIII [1799/1800]
Seite
23
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abondamment de la luzerne, du sainfoin ou de bonne herbe bien müre; ce tems suffit ordinairement pour la rétablir, après quoi on la remet par dégrés à la vie com- mune et au pâturage; seulement il faut en- core avoir l'attention de lui laisser tout son lait pendant les deux premiers mois; le veau profitera davantage; et d’ailleurs le lait de ces premiers tems n’est pas de bonne qualité.*

On laisse le jeune veau auprès de sa mère pendant les cinq ou six premiers jours, afin qu’il soit toujours chaudement, et qu’il puisse teter aussi souvent qu’il en a besoin; mais il croît et se fortifie assez dans ces cinq ou six jours, pour qu'on soit dès-lors obligé de l'en séparer si l’on veut la ménager, car il l’épuiseroit s’il étoit toujours auprès d'elle; il suffira de le laisser teter deux ou trois fois par jour, ét si lon veut lui faire une bonne chair et l’engraisser promptement, on lui donnera tous les jours des œufs cruds, du lait bouilli, de la mie de pain; au bout de quatre ou cinq semaines ce veau sera excellent à manger: on pourra donc ne laisser teter que trente ou quarante jours les veaux qu’on voudra livrer au boucher; mais il faudra laisser au lait, pendant deux mois

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