22 HISTOIRE humide et marécageux, soit cependant très- abondant en herbe. Six semaines ou deux mois avant qu’elles mettent bas, on les nourrira plus largement qu’à l'ordinaire, en leur donnant à l’étable de l'herbe pendant l'été, et pendant l’hyver duson le matin, ou de la luzerne, du sainfoin, etc.; on cessera aüssi de les traire dans le même tems; le Jait leur est alors plus nécessaire que Jamais pour la nourriture de leur fœtus; aussi y a-t-1l des vaches dont Je lait tarit absolument un MOIS où six semaines avant qu’elles mettent bas; celles qui ont du lait jusqu’aux derniers jours sont les meilleures mères et les meilleures nourrices; mais ce lait des derniers tems est généralement mauvais et peu abondant. Il faut les mêmes attentions pour l’accouchement de la vache que pour celui de la jument, et même il paroît qu’il en faut davantage, car la vache qui met bas paroît être plus épuisée, plus fatiguée que la jument; on ne peut se dispenser de la mettre dans une étable séparée, où il faut qu'elle soit chaudement et commodément sur de la bonne litière, et de la bien nour- rir, en lui donnant pendant dix ou douze Jours de Ja farine de fèves, de blé on d’a- voine, etc. délayée avec de l’eau salée, et
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