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DU BŒUF. 17 un bœuf de sa taille et de sa force, on avec une autre vache, afin de conserver l'égalité du trait et de maintenir le soc en équilibre entre ces deux puissances; moins elles sont inégales, et plus le labour de la terre en est régulier. Au reste, on emploie souvent six etjusqu'à huit bœufs dans les terrains fermes, et sur-tout dans les friches qui se lèvent par grosses mottes et par quartiérs; au lieu que deux. vaches suffisent pour labourer les terrains meubles et sablonneux: on peut
aussi dans ces terrains: légers pousser à
chaque fois le sillon beaucoup plus loin que dans les terrains forts. Les anciens avoient borné à une longueur de cent vingt pas la plus grande étendue du sillon que le bœuf devoit tracer par une continuité non inter- rompue d’eflorts et de mouvemens; après quoi, disoient-ils, il faut cesser de l’exciter
et le laisser reprendre haleine pendant quel-
ques momens avant de poursuivre le même sillon ou d’en commencer un autre; inais les anciens faisoient leurs délices de l’étude de l'agriculture, et mettoient leur gloire à la- bourer eux-mêmes, ou du moins à favoriser le laboureur, à épargner la peine du culti- vateur et du bœuf; et parmi nous ceux qui jouissent le plus des biens de cette terre, lomEe XXIIL_B


