14 HISTOIRE
Ja force de l’agriculture; autrefois il faisoit toute la richessé des hommes, et aujour- d'hui il est encore la base de l’opulence des états, qui ne peuvent se soutenir et fleurir que par la culture des terres et par l’abon- dance du bétail, puisque ce sont les seuls biens réels, tous les autres, et même l’or et
Vargent, n’étant que des biens arbitraires;'
des représentations, des monnoies de crédit, qui n’ont de valeur qu’autant que le produit de la terre leur en donne.
Le bœuf ne convient pas antant que le cheval, l'âne, le chameau, etc. pour porter des fardeaux; la forme de son dos et de ses reins le démontre, maïs la grosseur de son cou et la largeur de ses épaules indiquent âssez qu'il est propre à tirer et à porter le joug; c’est aussi de cette marière qu’il tire le plus avantageusement, et 1l est singuher que cet usage ne soit pas général, et que dans des provinces entières on l’oblige à tirer par les cornes; la seule raison qu’on ait pu m'en donner, c’est que quand il est attelé par les cornes on le conduit plus aisément; il a la tête très-forte, et 1lne laisse pas de tirer assez bien de cette façon, mais avec beancoup moins d'avantage que quand iltire par Îles épaules; il semble avoir été fait exprès pour
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