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DU BŒUF.#3
toujours tout ce qui, dans un petit volume, contient une grande quantité de parties nu- tritives, c’est-à-dire, de molécules orga- niques Pie à la nutrition et à l'entretien du corps." M| Si ces preuves ne paroissent pas sis santes, que l’on considère encore la manière dont on nourrit le bétail que l’on veut en graisser; on commence par la castration, ce qui supprime la voie par laquelle les molé- cules organiques s’échappent en plus grande abondance; ensuite, au lieu de laisser le
. bœuf à sa pâture ordinaire; et à l'herbe pour
toute nourriture, on lui donne du son; du grain, des navets, ds alimens en un mot ide
substantiels que l’herbe:, et en très-peu de
tems la quantité de la chair de l'animal aug- mente, les sucs et la graisse abondent,«et font d’une chair assez dure et assez sèche par elle-même,une viandesucculenteet si bonne, qu’elle fait la base de nos meilleurs repas.
Il résulte aussi de ce.que nous venons de dire, que l’homme, dont Pestomac et les in- testins ne sont pas d’une très-grande capa- cité relativement au volume de son corps, ne pourroit pas vivre d’herbe seule; cepen- dant ilest prouvé par les faits, qu’il pourroit
bien vivre de pain, de légumes et d’autres


