3 HISTOIRE quantité de molécules organiques nécessaire à leur nutrition; et c’est par cetté raison que Phomme et les autres, animaux qui m'ont qu’un estomac, ne peuvent vivre que de chair ou de graines, qui, dans un petit vo- lume, contiennent une très-srande quantité de ces molécules organiques nutritives, tandis que le bœuf et les autres animaux rTuminans, qui ont plusieurs estomacs ,; dont l’un est d’une très-grande capacité, et qui par conséquent peuvent se remplir d’un grand volume d'herbe, en tirent assez de molé- cules organiques pour se nourrir, croître et multiplier; la quantité compense ici la qua lité de la nourriture, mais le fonds en est le même, c’est la même matière, ce sont les mêmes molécules organiques qui nourrissent le bœuf, l’homme et tous les aniaux. On ne manquera pas de m’opposer que le cheval n’a qu’un estomac, et même assez pet; que l’âne, le lièvre et d’autres ani- maux qui vivent d'herbe n’ont aussi qu’un estomac, et que par conséquent cette expli- cation, quoique vraisemblable, n’en est peut-être n1 plus vraie, ni mieux fondée; cependant, bien loin que ces exceptions ap- parentes la détruisent, elles me paroissent au contraire la confirmer; car, quaique le
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