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DU BEU ne 5 d'animaux l’instinct de se nourrir de cliair; elle a même réduit à un àssez petit nombre d'individus ces espèces voraces et carnas-
sières, tandis qu’elle a multiplié bien plus
abondamment et les espèces et les individus de ceux qui se nourrissent de plantes, et que dans les végétaux elle semble avoir pro- digué les espèces, et répandu dans chacune, avéc profusion, le nombre et la fécondité. L'homme a peut-être beaucoup contribué à seconder ses vues, à maintenir, et même à établir cet ordre sur la terre; car, dans la mer, on retrouve cette Édsrenbé que nous suppôsions:. toutes les espèces sont presque également voraces; elles vivent sur elles-mêmes où sur les autres, et s'entre- dévorent perpétuellement sans jamais 56| détruire, parce que la fécondité y est aussi grande que la déprédation, et que presque toute la nourriture, toute la consommation tourne au profit de la reproduction. L'homme sait user en maïître de sa puis- sance sur les animaux; il a choisi ceux dont la chair flatte son goût, il em a fait des'es- claves domestiques, 1l les a multipliés plus que la Nature ne l’auroit fait, il en a formé des troupeaux; et par les soins qu Al prend de les faire naître, il semble avoir acquis le
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