DES TOUCANS. 13
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L E TOCANA COILLIEFER IAUNE.
(N 4.)
Cmx oiseau est nouveau; du moins je ne le reconnois dans aucune des descriptions tronquées que la plupart de nos ornithologistes ont données des nombreuses especes de ce genre d'oiseaux: on n'en trouve d'ailleurs la figure nulle part. Le tocan à collier jaune est de la plus grande taille;
il peut étre mis à cet égard au rang et même à la téête des deux toucans précédents: le bec n'est cependant pas plus long que celui du tocan, auquel il ressemble absolument par sa forme, mais dont il differe par un peu plus d'épaisseur à sa base, ce qui le fait paroitre plus court au premier aspect. Sa couleur est aussi un peu différente, en ce que le bout et les tranches de la mandibule inférieure sont noirs, et que les côtés sont d'un bel orangé, au lieu d'étre porphirés de rouge et de noir. La mandibule supérieure porte une bande jaune sur son aréte et dans toute sa longueur: la base du bec est terminée par trois bandes, tellement sem- blables aussi par leurs dispositions et leurs couleurs à celles de cette partie dans le tocan, que nous restons dans Fincertitude sur la question de savoir si cet oiseau forme une espece distincte du tocan, ou s'il en est seulement une variété de climat, d'autant plus que les attributs res- pectifs ont absolument les mêmes distributions, quoique différents par les couleurs, comme il est facile de le voir en comparant les figures. Tout le devant du cou est d'un blanc jaune terni, qui s'arrète à un large collier d'un jaune d'ochre, qu'on retrouve sur les couvertures, à barbes rares et décomposées, du dessus et du dessous de la queue. Le derriere de la têéte et du cou, le manteau, le dos, les ailes, la poitrine, les flancs, le ventre, les cuisses, enfin tout le reste du plumage, ainsi que la queue, sont d'un beau noir. Les tarses et les pieds sont plombés; les ongles noirs. La peau nue qui entoure les yeux m'a paru devoir être bleuätre par la teinte qu'elle avoit conservée, quoique desséchée. Les ailes ployées ne dépassent pas le croupion de plus de deux pouces. Les pennes de la queue sont très larges et ont toutes la même longueur.
Gest à Lisbonne que j'ai acquis les deux seuls individus de cette espece que j'aie jamais vus; ils my furent vendus par un capitaine portugais qui m'assura les avoir achetés lui-mèéme au Bresil: l'un est déposé dans le cabinet de mon ami, M. Raye de Breukclervvaert, à Amsterdam; lautre,
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