2 INTRODUCTION
donne à ces oiseaux Tassise large dont ils ont besoin pour soutenir leur corps épais lorsqu ils sont perchés. Le doigt intérieur de derriere, le plus court de tous, ne présente qu'une seule phalange, tandis que Textérieur en a quatre, quoiqu'il soit un peu moins long que le grand doigt de de- vant qui n'en a que trois. Chaque doigt est donc distingué par le nombre de ses phalanges; le plus petit de derriere n'en ayant qu'une, celui de devant qui lui correspond en ayant
deux, lautre de devant trois, et enfin le second de derriere
quatre. Les tarses sont robustes et recouverts, ainsi que les doigts, de larges écailles lisses.(Voyez la fig. A de notre planche premiere.) Le bec, grand chez tous les toucans, et meéeme dispropor- tionné dans quelques especes, est remarquable en ce que les os des maàchoires, qui, par leur prolongement, forment ce que nous nommons les mandibules, au lieu d'étre solides
comme chez tous les oiseaux en général, ne conservent ici
aucune force au-delà de la bouche, et semblent mème ne
point se prolonger dans la partie cornée qui forme le bec:
de sorte que cette partie intérieure des mandibules des tou—
* 7„. cans n est réellement composée que d'une enveloppe mince,
diaphane, qui fléchit sous les doigts quand on la presse, et dont la concavité est seulement remplie par des réseaux très délicats, d'une substance osseuse, friable et cassante, qui, re- couverte seulement d'une gaine cornée, fort mince, donne au bec une grande légèreté, sans laquelle ces oiseaux n'auroient sans doute pas eu la force d'en supporter le poids, attendu
9 A 1 qu Ils ne sont pas eux-mémes trés gros. Afin de rendre sen-
sible cette singularité, nous avons figuré un bec de toucan du plus grand volume, et dont Tenveloppe cornée a éeté en-
levée, ce qui laisse voir toute la délicatesse du travail intérieur


