Teil eines Werkes 
1 (1806)
Entstehung
Seite
10
Einzelbild herunterladen

qxᷓ;́

.ęCW

2

10 HISTOIRE NATURELLE

de ces oiseaux vivants, quoique q'ailleurs ils nous en donnent des détails qui sembleroient annoncer des observations suivies, mais qui, par leurs contradictions, nous laissent dans une incertitude absolue sur tout ce qui a rapport aux habitudes naturelles, si propres cependant à jeter du jour sur la place qu'occupe dans la nature T'espece dont nous parlons.

Suivant Tavernier, ces oiseaux se nourrissent de noix muscades, dont ils sont très friands; ce qui les enivre, dit-il: Hotton Helbigius nous assure qu'ils vivent de baies rouges que produit un arbre très grand; Bontius, qu'ils sont carnivores, et quils font la chasse aux petits oiseaux; et enfin Linné, qu'ils font leur proie des grands papillons. Voilà bien des manieres différentes de se nourrir, et qui ne peuvent pas convenir à la même espece. Je pense donc qu'à cet égard il faut attendre de meil- leurs renseignements, et que quelques voyageurs instruits nous fassent part de leurs observations, après avoir étudié les mœurs de ces oiseaux dans leur pays natal.

Quant au vol de Thirondelle que Bontius leur attribue encore, nous sommes très persuadés que c'est aussi une erreur. La coupe des ailes des oiseaux de paradis, et notamment de celles de espece que nous décrivons, est si difféerente de celle des ailes des hirondelles, qu'il est impossible que ces oiseaux aient la mêeme maniere de voler. Nous ne connoissons que les guépiers qui volent comme les hirondelles, et cela parcequs ils ont les ailes absolument taillées de la même facon. Au reste, je doute fort que cette espece se trouve à Ternate. Ainsi le nom dhirondelle de Ternate, sil est vrai qu'on l'ait appliqué à Toiseau de paradis, est au moins très impropre: il pourroit mème bien se faire que ce fùt ce nom seul qui eùt déterminé Bontius à nous dire qu'il avoit le vol de Thiron- delle. D'après tant de rapports faux ou au moins très suspects, et pour ne rien hasarder à'égard des oiseaux de paradis, nous nous bornerons ici à en donner des figures plus exactes, des descriptions plus vraies; et ce sera sans doute beaucoup d'avoir déja fait connoitre leurs formes naturelles, si différentes de celles qu'on leur a prèêtées jusqu'à ce jour.

Nous avons conservé à lespece dont nous parlons le nom d'Oiseau de Paradis Emeraude, en y appliquant l'épithete de Grand pour le dis- tinguer dun autre oiseau de paradis, qui, ayant beaucoup de rapport avec lui, est cependant plus petit, et assez différent même par ses cou- leurs pour former une espece séparée.

Le zrand oiseau de paradis émeraude a un pied de longueur du bout du bec à Textrémité de la queue, et quarante pouces à-peu-près jusqu'à la pointe des deux filets qui en font partie. Le bec est un peu arqué et

se termine en pointe, la mandibule inférieure semboitant dans la supé-

rieure: 3 sa couleur est d'un bleu plombé dans toute sa base et sur son

A* à«2 nete; et ſndaene vers la pointe. Les plumes frontales se trouvent par- agées par la parti eri aré

gées p partie supérieure de l'arète du bec, qui, se prolongeant sur

ſe front jes narl rapproc je leur

qui n0

doigts eroit: croche avons et robi celui d tranch: les plu d'une? dans t en-de du pie quoiq sont c⁰ du mi Da] et la! nieres les au rissées que e nomb de la Le Tœil Sdar gue, dans ont di dol